Retour sur une ascension météorique portée par une bonne étoile :

Emmanuel Macron, plus jeune président de la Vème République


Publié / Actualisé
Ce dimanche 7 mai 2017, la France a élu son nouveau président : Emmanuel Macron, 39 ans et plus jeune chef de l'État de la cinquième République. Du ministère de l'économie à la Banque Rotschild en passant par l'Ena, zoom sur la biographie du meneur du tout jeune mouvement En marche !. Une bonne dose d'intuition, une part de risque et un joli concours de circonstances ont guidé Emmanuel Macron vers l'Elysée en empruntant la voie express, quelques mois après avoir lancé son parti et chamboulé le paysage politique. Retour sur une ascension météorique portée par une bonne étoile.
Ce dimanche 7 mai 2017, la France a élu son nouveau président : Emmanuel Macron, 39 ans et plus jeune chef de l'État de la cinquième République. Du ministère de l'économie à la Banque Rotschild en passant par l'Ena, zoom sur la biographie du meneur du tout jeune mouvement En marche !. Une bonne dose d'intuition, une part de risque et un joli concours de circonstances ont guidé Emmanuel Macron vers l'Elysée en empruntant la voie express, quelques mois après avoir lancé son parti et chamboulé le paysage politique. Retour sur une ascension météorique portée par une bonne étoile.

Elu ce dimanche huitième président de la République française, Emmanuel Macron a suivi la trajectoire météorique d'un objet politique longtemps non identifié, à la fois pur produit du système mais "anti-système" revendiqué, conformiste et audacieux, "ni de droite, ni de gauche". Le voilà brutalement entré dans l'atmosphère pour sa première élection, à la tête d'un grand mouvement du centre et face à d'immenses chantiers. "Je pense qu'on ne se prépare jamais à cette fonction. On ne peut pas se représenter ce que c'est, en générosité, en violence", a admis cette semaine cet ancien banquier d'affaires chez Rothschild, inconnu du grand public il y a trois ans encore.

Emmanuel Macron a commencé sa carrière en tant qu'inspecteur adjoint des finances après être passé par l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris et l'Ecole Nationale d'Administration. Il devient le rapporteur adjoint de la commission Jacques Attali en 2008 : elle a été installée par le président de l'époque, Nicolas Sarkozy, dans le but de relancer la croissance économique de la France.

Il rejoint ensuite la banque Rothschild et devient associé-gérant. Le fait marquant de sa carrière : un deal à 9 milliards d'euros entre Nestlé et Pfizer. C'est en 2012 qu'Emmanuel Macron fait son retour dans l'administration publique, où il est nommé secrétaire général adjoint de l'Elysée. Il se retrouve ensuite au poste de ministre de l'économie le 26 août 2014 au sein du gouvernement de Manuel Valls, à 36 ans à peine, succédant à une autre figure bouillonnante, Arnaud Montebourg, lui aussi auteur de nombreux coups d'éclat. Malgré une loi à son nom, ses deux ans à Bercy laisseront surtout le souvenir d'une succession de saillies provoquant l'émoi, surtout à gauche.


Dès son arrivée à Bercy, le jeune homme natif d'Amiens, à l'allure de gendre idéal et au parcours sans accroc (Sciences-Po, ENA promotion Léopold-Sédar-Senghor, DEA de philosophie politique consacré à Hegel après un détour par Machiavel) surprend par sa boulimie de travail, son aisance sur les dossiers et un mélange d'assurance et de spontanéité face à ses interlocuteurs, quels qu'ils soient.

- Au gouvernement, dees positions qui en ont agacé plus d'un -

Marié à son ancienne professeure de lycée de vingt-quatre ans son aînée, il n'a qu'un seul credo : faire bouger les lignes dans la société française, pour "déverrouiller" l'économie et le marché du travail. Il traduit cette ambition dans sa loi "pour l'activité, la croissance et l'égalité des chances économiques", un texte fourre-tout qui va de l'extension du travail du dimanche à la libéralisation du transport en autocars. Aussitôt adoptée, via un triple recours au 49-3, Macron s'attelle à un nouveau projet de loi, sur les "nouvelles opportunités économiques", finalement refondu dans d'autres textes portés par ses collègues. Car entretemps, les positions du ministre, qui prône une approche libérale de l'économie, en ont agacé plus d'un, à commencer par le Premier ministre Manuel Valls.

Son mouvement En marche ! est lancé le 6 avril 2016 alors qu'il est encore ministre de l'économie. Emmanuel Macron tient ensuite son premier grand meeting le 12 juillet et quitte le gouvernement dans la foulée le 30 août. "Je souhaite entamer une nouvelle étape de mon combat" politique et "construire un projet qui serve uniquement l'intérêt général", a annoncé le ministre démissionnaire de l'Économie, estimant avoir "touché du doigt les limites de notre système politique".

C'est le 16 novembre qu'il déclare officiellement sa candidature à la présidence de la République. À La Réunion, Thierry Robert et Gilbert Annette s'affichent comme les soutiens péi du leader du mouvement "En Marche. C'est en mars que ce dernier a rendu visite aux Réunionnais.

A mesure de son ascension dans les sondages, Emmanuel Macron, regard bleu et sourire accroché au visage, s'est laissé gagner par la ferveur des réunions publiques, s'attardant sur scène, se délectant des "Macron président!", au point que ses adversaires ont parfois moqué des attitudes "christiques".
Lui a répondu en prônant la "bienveillance", refusant de faire siffler ses concurrents en meeting pour préparer le rassemblement qui suivrait inévitablement son élection.
Son talent a aussi été d'éviter les faux pas majeurs, malgré quelques déclarations polémiques, des "erreurs" qu'il "assume", comme lorsqu'il avait jugé en février que la colonisation avait été un "crime contre l'humanité".


Désormais, il revendique de porter avec lui "une part irréductible de la colère du peuple français", fruit d'une campagne "au contact" sur le terrain où il a défendu pied à pied son projet axé sur deux piliers: "libérer" l'économie et en même temps "protéger" les moins armés.
Il devra désormais l'appliquer dans un contexte difficile et un environnement nouveau pour lui.
"Beaucoup de gens parlent, j'écoute, j'entends mais je suis frappé de voir qu'à mesure qu'on avance sur ce chemin, on est de plus en plus seul", soulignait-il il y a une semaine.

www.ipreunion.com avec AFP

 

   

1 Commentaire(s)

CHABAN, Posté
Bravo pour cette campagne !

Le pire est devant nous