Chantier de la Nouvelle route du littoral :

Le projet de carrière de Bois Blanc déclenche une vague d'indignation sur le web


Publié / Actualisé
Alors que l'enquête publique sur la demande d'autorisation de la SCPR (Société de concassage et de préfabrication de La Réunion) d'exploiter une carrière sur le site de Bois Blanc - Ravine du Trou a débuté le 20 mai dernier, le projet a déclenché une levée de boucliers chez une partie de la population de Saint-Leu, des Avirons ou encore de l'Étang-Salé. Activement relayée sur les réseaux sociaux, cette mobilisation pointe les risques pour l'environnement de cette carrière à ciel ouvert de plus 55 hectares.
Alors que l'enquête publique sur la demande d'autorisation de la SCPR (Société de concassage et de préfabrication de La Réunion) d'exploiter une carrière sur le site de Bois Blanc - Ravine du Trou a débuté le 20 mai dernier, le projet a déclenché une levée de boucliers chez une partie de la population de Saint-Leu, des Avirons ou encore de l'Étang-Salé. Activement relayée sur les réseaux sociaux, cette mobilisation pointe les risques pour l'environnement de cette carrière à ciel ouvert de plus 55 hectares.

Un cratère de plus de 55 hectares entre la ravine du Trou et la ravine des Avirons, de part et d’autres de la route des Tamarins, qui plus est à quelques encablures du littoral et de la réserve marine... Voilà le projet de la SCPR (Société de concassage et de préfabrication de La Réunion) sur le site de Bois Blanc à Saint-Leu, dont l’objectif est de fournir plus de 17 millions de tonnes de matériaux en 5 ans destinés au chantier de la Nouvelle route du littoral.

Après la demande d’autorisation déposée en préfecture par la SCPR et l’étude d’impact effectuée par la société, l’heure est désormais à l’enquête publique, la population de Saint-Leu, des Avirons et de l’Étang-Salé ayant la possibilité de s’exprimer en mairie jusqu’à la mi-juin.

D’ores et déjà, le député-maire de Saint-Leu Thierry Robert et le maire des Avirons Michel Dennemont ont diffusé des bulletins d’information appelant les habitants à "faire entendre (leur) voix" sur un registre à disposition en mairie ou auprès du commissaire enquêteur. Le premier rappelle avoir déposé un recours contre l’arrêté préfectoral prescrivant l’ouverture des nouveaux sites de carrières – sur lequel doit se prononcer le conseil d’État – et appelle à la mobilisation. Le second lui a emboîté le pas en soulignant que "les risques engendrés par cette carrière sont réels et durables pour tous les habitants et les conséquences ne sont pas encore connues".

"Une monstruosité"

Mais c’est sur internet et les réseaux sociaux que la mobilisation contre ce projet de carrière a pris le plus d’ampleur. Une pétition en ligne a vu le jour sur le site Avaaz.org et recueillait près de 2000 signatures ce mercredi en fin de journée. Elle est relayée par plusieurs pages Facebook, comme "ZAD de Bwa Blan contre la carrière" ou "Non aux mégas carrières dans l’Ouest de La Réunion".

Un message d’alerte posté par un internaute et décrivant le projet comme une "monstruosité" fait également le tour du web, partagé entre autres par le collectif Rend a nou la mer ou l’association SPOT (Surveillance protection océan Tansalé) et repris également par le site 7lameslamer. "Ça nous concerne tous, c’est maintenant qu’il faut réagir, cette enquête publique va déterminer si OUI ou NON les habitants acceptent cette carrière géante au bord de l’océan (...) C’est toute notre qualité de vie qui va basculer (...) C’est la fin du développement touristique de toute la zone sud-ouest", écrit son auteur.

Hausse du trafic de poids lourds, poussière, tirs de mine, risques de pollution des eaux et de la réserve marine, menaces sur la faune et la flore... Cet appel s’appuie sur les éléments fournis par l’étude d’impact réalisée par la SCPR et sur l’avis de l’autorité environnementale, disponibles sur le site de la préfecture.

Pour l’heure, cette opposition se manifeste essentiellement sur internet avec des appels à la mobilisation lors de l’enquête publique. Mais certains ne seraient pas contre passer à la vitesse supérieure, jusqu’à faire du site de Bois Blanc une nouvelle ZAD (Zone à défendre), à l’image du barrage de Sivens ou de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes...

www.ipreunion.com

   

19 Commentaire(s)

Cette, Posté
nous avons le même problème en Martinique avec une carrière dans la commune du Vauclin
le pire c'est qu’une association dite écologiste a donné son accord - je joins le lien :
http://politiques-publiques.com/martinique/notre-avis-favorable-louverture-dune-carriere-au-vauclin/
MIDIVRAI, Posté
Les pouvoirs publics et nos politiques montrent une fois de plus le mépris pour la population. La médiocrité qu' ils développent fait qu' au delà de l' impact environnemental le TROU ,béant qu' ils imposent ( faut voir la nullité de l' enquête publique dans les mairies ), c' est de la pure foutaise .

La vraie solution aux problèmes routiers passent par un tram train ... enterré aussi .
Aa, Posté
saloperie de NRL !!
Popol, Posté
Mais non ............c'est très bien cette carrière: enfin des emplois, du PIB ( éh ouais les gars c'est important le PIB !!), donc de la TVA etc. etc.etc.......faut du boulot les gars si on veut de la croissance !
Vive Didier Robert et ses projets d'avenir pour la Réunion, moi je dis bravo et longue vie à tous ces projets ! Merci.

La bureaucratie neoliberale, Posté
je prefere epargner aux lemuriens de mada les rotations de camions qui dérangent moins de monde à roche city aux avirons, sur le litooral, en dehors du cœur de parc national.


Coluche disait que si on donnait le sahara aux bureaucrates le lundi, le mercredi il faudrait importer du sable. La realité dépasse la fiction
Ddt, Posté
Arrêtons ce massacre écologique financier l'avenir de nos petits enfants est malheureument engager kreol rouv zot zié
Elie, Posté
Contrairement à ce que dit l'article, TOUT RESIDENT à la Réunion peut venir dans les mairies de st-leu, étang salé et avirons pour prendre connaissance du dossier (je conseille de se focaliser sur l'étude d'impact) et de rédiger ses remarques. La consultation publique est ouvert à tout citoyen et pas seulement aux administrés des trois communes.
In ti réyoné couillon, Posté
Juste une petite question au maitre d'ouvrage de ce projet faramineux : Comment arrive-t-on à démarrer un chantier de cette envergure sans s'assurer préalablement de la disponibilité des matériaux de base ????
île propre, Posté
Nous passerons en mairie (on vient juste prendre connaissance de la possibilité de donner notre avis)
Il faut se mobiliser.
Sinon, autant faire sauter la Réunion qu'elle disparaisse de la planète...
JUSTE INADMISSIBLE.
Ecolo bobo pasteque, Posté
@ L'zor:

je ne comprend pas votre remarque: les galets sont deja bien rangés sur le quai a tulear?? ou il faudra-t-il aussi defoncer des forets primitives, des couloirs à lémuriens pour aller roder les galets en question? quelle distance? quels camions? combien de petrole pour acheminer le matériel, le faire tourner? ... faut rester cohérent quand on cause dans le vide
L'zor, Posté
@ecolo bobo pasteque: brûler des tonnes de carbone en faisant venir des roches de Mada?? Vous plaisantez j'espère? 1 000 000 rotations de camions entre la ravine du trou et le chantier c'est pas des tonnes de carbone??? Le transport maritime consomme nettement moins de carbone que le transport routier!
Je ne parlerais pas des impacts irréversibles sur le paysage de cette route touristique...
L'zor, Posté
@lacouture est un peu grosse: tout est dit :) On ne peut être plus clair, merci.
Soweto, Posté
A l'image de la pyramide inversée, la région marche la tète en bas. comment concevoir un projet comme un cari si on n'a pas les ingrédients.
On aurait pu installer des pylônes avec des filets pour protéger les utilisateurs de cette route et cela ne nous couterait presque rien.
Didier Robert dans sa mégalomanie pharaonique a hypothéqué notre avenir et le destin de nos enfants en ne construisant aucun lycée pendant sa mandature. Un président de Région qui ne construit pas un seul lycée n'est pas un bon président, L'avenir de la jeunesse narbonnaise n'est pas sa priorité
CHABAN, Posté
C'est la panique à la pyramide inversée! Comment tenir encore 6 mois jusqu'à l'élection sans faire trop de bruit?


Bon, c'est mal barreeeeeeee! Le Didier une catastrophe ambulante!!!!!!!
Mussart joel, Posté
unjouable un semi remorque toutes les 15 sec, un embout enorme rte tamarins cap lahousaye / la region paye la reserve marine et la massacre en meme temps / un tissu de mensonge sur ce projet utile monté a l'envers
L'zor, Posté
Et une aberration de plus liée au plus gros scandale à venir de ces 30 dernières années: la NRL!
C'est la panique à la pyramide inversée! Comment tenir encore 6 mois jusqu'à l'élection sans faire trop de bruit?
Il va falloir tenir les transporteurs qui espèrent un gros buisness avec cette carrière honteuse, et la population indignée par cette monstruosité à proximité d'un site touristique.
Bon courage Didier...
Patrice, Posté
que fait le Président du Parc ? mise à part de voyager aux frais du contribuable!!
Ecolo bobo pasteque, Posté
je prefere une carriere à bois blanc plutot que de bruler des tonnes de carbone pour aller roder des cailloux à mada sanctuaire de la biodiversité et du lessivage des sols par l'érosion.

Je prefere une carriere à bois blanc, zone littorale seche remplie de kéké, ou l'habitat est clairsemé, faible et ou on croit se souvenir qu'il y a des histoires d'occupants sans titre sur le domaine public sur fond de CFR plutot qu'un télépherique à la con dans le coeur naturel du parc national au grand benare.

En resumé tout ca c'est des histoire politicienne "gauche/droite". Les comiques qui s'exitent aujourd'hui pour 3 boutures de corail à la possession étaient pourtant à fond pour le saccage de la plaine des sables dont chacun savait que la finalité etait geologique et non pas énergétique
La Couture est un peu grosse , Posté
La carrière connexion !!
Alors qu'une grande majorité des réunionnais est contre la carrière de Bois blanc sur la côte ouest en raison de sa monstruosité et sa haute dangerosité pour la santé et les risque majeurs sur la destruction de la flore et de la faune terrestre, et maritime ; alors qu'une grande mobilisation se fait jour pour sauvegarder notre île d'une destruction massive, nous venons de comprendre la plan machiavélique du petit manipulateur pour justifier l'importation des roches et se faire les C..ailloux en Or.
Et ceci avec la complicité de ses amis bien installés sur leur " plateforme d'union".
Ce soir au JT de Réunion première, à la grande surprise de tout le monde, on voit le maire de l'Etang Salé s'opposer à cette fameuse carrière pourtant voulue et souhaitée par son chef de file. Ce qui peut sembler curieux dans le contexte politique actuel.
Mais rappelez-vous, le DGS de cette commune de l'Etang-Salé s'est associé il y a quelques semaines avec un entrepreneur de la place pour monter une société d'importation de roches depuis Madagascar. Et voilà le tour est joué :
1) on monte un coup fumeux en voulant faire une carrière sur le territoire communal de son opposant politique, ce qui l'oblige à se positionner contre.
2) on créé un mécontentement populaire en ne respectant pas les principes de précaution concernant la santé et l'environnement et on sait pertinemment que les recours devant la justice vont stopper ce chantier.
3) on provoque et on soutient le soulèvement populaire avec la complicité de ses amis politiques et on demande à son comparse de faire voter le conseil municipal contre le projet.
4) il devient alors obligatoire et urgent de faire venir les roches de Madagascar et comme la société de ses complices est déjà opérationnelle c'est le jackpot assuré.
Les copains coquins vont ramasser des millions d'euros et le pharaon aura berné tout le monde y compris les transporteurs. Le magouilleur aura réussi son coup.
Et nous réunionnais nous reste à terre !