Rapport annuel de l'Iedom sur la situation économique réunionnaise en 2015 :

Une embellie économique qui se confirme


Publié / Actualisé
Ce mardi 22 juin 2016, l'Iedom (Institut d'émission des départements d'outre-mer) a publié son rapport annuel sur la structure de l'économie réunionnaise en 2015. Sont aussi pris en compte la situation des différents secteurs ainsi que les évolutions monétaires et financières de l'île durant l'année dernière. Conclusion : l'embellie économique observée en 2014 se confirme et gagne même en vigueur.
Ce mardi 22 juin 2016, l'Iedom (Institut d'émission des départements d'outre-mer) a publié son rapport annuel sur la structure de l'économie réunionnaise en 2015. Sont aussi pris en compte la situation des différents secteurs ainsi que les évolutions monétaires et financières de l'île durant l'année dernière. Conclusion : l'embellie économique observée en 2014 se confirme et gagne même en vigueur.

Le bilan économique de l’année 2015 est positif à La Réunion : l’indicateur du climat des affaires (ICA) s’est amélioré, la consommation des ménages a été robuste et l’investissement est resté solide. Les moteurs de cette amélioration conjoncturelle sont assez semblables à ceux de 2014 : une inflation basse qui soutient le pourvoir d’achat et des taux d’intérêt faibles. Par ailleurs, la montée en puissance du chantier de la Nouvelle route du Littoral (NRL) se fait sentir et constitue un levier important. Sur le marché du travail, la forte croissance de la population active reste difficile à absorber. Néanmoins, les dispositifs d’emplois aidés et la croissance soutenue de l’emploi salarié parviennent à enclencher un recul du taux de chômage (-2,2 points). L’amélioration concerne tous les secteurs, à l’exception du logement. Le commerce, notamment l’automobile, est particulièrement bien orienté, ainsi que le transport maritime et aérien.

En parallèle, l’activité bancaire s’est renforcée en 2015. Les encours de crédit consentis à l’économie ont progressé de 5 % (soit près d’un milliard d’euros supplémentaires). Malgré une certaine maturité, la bancarisation se poursuit mais le concept d’agences se transforme en lien avec la mutation du modèle de la banque de détail. Les établissements de crédit se restructurent (back office de Bnp Paribas Réunion, fusion CEPAC/BR) et se repositionnent stratégiquement, afin de diversifier leurs sources de revenus, réduire leurs coûts et s’adapter à la digitalisation de l’économie. L’assainissement des portefeuilles se poursuit avec une forte baisse des créances douteuses en 2015. Le Produit net bancaire (PNB) des quatre banques locales est pratiquement stable en 2015 (-0,1 %), conséquence des impacts conjugués de la baisse des taux, de la concurrence et de la politique de modération des tarifs. Toutefois, la rentabilité reste solide. Les autres établissements non bancaires enregistrent une progression de leur PNB et de leur résultat net.

Des signes d’essoufflement ont cependant été observés au premier trimestre 2016 : ils confirment l’idée qu’un haut de cycle serait peut-être déjà atteint. L’économie réunionnaise a donc besoin de nouveaux relais de croissance pour maintenir ou accélérer par elle-même son rythme de croissance et répondre aux besoins structurellement élevés en créations d’emplois.

   

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