Environnement :

Les pêcheurs changent leur filet d'épaule


Publié / Actualisé
Dans le cadre de la création d'une réserve naturelle marine, la campagne de communication initiée par la direction régionale de l'environnement (DIREN) se poursuit mettant en avant le volet social et de réinsertion des pêcheurs. Une rencontre avec les différents acteurs de la réserve a eu lieu ce jeudi matin 11 septembre 2003 sous les filaos à Saint-Leu
Dans le cadre de la création d'une réserve naturelle marine, la campagne de communication initiée par la direction régionale de l'environnement (DIREN) se poursuit mettant en avant le volet social et de réinsertion des pêcheurs. Une rencontre avec les différents acteurs de la réserve a eu lieu ce jeudi matin 11 septembre 2003 sous les filaos à Saint-Leu
Cette rencontre a été l'occasion pour les pêcheurs traditionnels de présenter divers projets de réinsertion. Parmi ces projets, celui des Jardiniers de la mer, (quatre pêcheurs occasionnels regroupés en association) propose de s'occuper de la bonne santé des coraux et de l'entretien en amont des plages et des ravines. Ils sont déjà intervenus pour restaurer le corail abîmé par le voilier échoué sur la barrière.
Un second projet bien avancé sur le papier et présenté par l'association Pêcheurs Golet, porte sur la création d'une technopole d'activité de la mer à Grand-Bois (Sud) et d'un sentier littoral entre Saint-Pierre et Grand Anse. Il s'agit d'allier des activités traditionnelles de la pêche, de valoriser le milieu marin et sa préservation.

Une filière conchylicole

Les responsables de Pêcheurs golet proposent de tracer une voie de promenade aménagée d'aires de jeux ou de pique-nique en réhabilitant des lieux autrefois prisés par les habitants de Grand-Bois comme le bassin d'huîtres. Ce bassin devrait aussi servir à relancer une filière conchylicole. Enfin, une formation au métier de marin pêcheur professionnel est à l'étude avec l'école d'apprentissage de la mer (AEM).
L'association réunionnaise d'éducation populaire (AREP) accompagne ces pêcheurs pour leur réalisation.

À propos de financement


Aucun financement n'a encore été mis en place, même s'il est certain qu'un accord interviendra entre divers bailleurs institutionnels, Région ou associations d'insertion et l'AREP.
Par exemple, actuellement les Jardiniers de la mer travaillent bénévolement. Ils déclarent "avoir par ailleurs une autre activité". Certes, ils apprennent leur futur métier et montrent leur volonté à créer leur emploi. Pourtant, à court terme et ce serait une étape, c'est un contrat emploi consolidé (CEC), donc un emploi précaire, qui les attend avant d'entrer dans le secteur concurrentiel. Qui de la commune, ou de l'organisme chargé de la gestion de la réserve naturelle marine financera ce travail lorsque la période du bénévolat sera terminée? La même question se pose pour les autres projets qui demandent une implication des collectivités territoriales. La technopole et le sentier littoral à Grand-Bois ne pourront voir le jour qu'avec le soutien de la commune de Saint-Pierre.

"Aider les pécheurs"

La volonté d'Yves Zoogones, le directeur de l'AREP, "est d'aider les pêcheurs traditionnels à aller vers des activités nouvelles". Il ne manque pas de souligner qu'il faudra également "s'occuper des problèmes de pollutions qui occasionnent d'importants dégâts au lagon". Pour le président de l'AREP, "il est important d'allier le social avec l'économique et le culturel".
Une démarche que les pêcheurs ont comprise. Les projets présentés sont intéressants, réalisables et porteurs d'emplois durables.
   

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