Cité universitaire :

Tristes vacances


Publié / Actualisé
Mais que font les étudiants résidant en cité universitaire pendant les vacances de l'été austral? Alors que la plupart sont rentrés dans leur famille à La Réunion où ont choisi visiter Maurice ou Madagascar, une poignée de malchanceux s'occupe comme elle peut au sein d'une cité U quasi déserte . Le tout dans des conditions qui ne donnent pas entière satisfaction à ses habitants
Mais que font les étudiants résidant en cité universitaire pendant les vacances de l'été austral? Alors que la plupart sont rentrés dans leur famille à La Réunion où ont choisi visiter Maurice ou Madagascar, une poignée de malchanceux s'occupe comme elle peut au sein d'une cité U quasi déserte . Le tout dans des conditions qui ne donnent pas entière satisfaction à ses habitants
Premier sujet de mécontentement des résidents : la sécurité au sein des différentes résidences et de leurs alentours. Les étrangers et les filles seraient les premières victimes d'agressions, du moins verbales, sans compter le vandalisme en interne, frigos pillés sont le lot des étudiants.
La Québecqoise Marie-France affirme trouver les vigiles, postés à chaque entrée, "à peu près inutiles", car "ce qui fait office de grillage est un vrai gruyère où tous peuvent s'infiltrer". À ce propos, Guy Martinez, responsable de l'hébergement au CROUS affirme que la mairie est seule responsable: ayant retiré deux tronçons de grille pour aménager des espaces verts, elle ne les a pas remis en place depuis.

Vidéo - surveillance

À l'intérieur de chaque résidence, des veilleurs s'occupent d'ouvrir et de fermer les cuisines, la salle Internet, mais ils restent au rez-de-chaussée à partir de 23 heures. En période creuse, les résidents se retrouvent souvent à 2 ou 3 par étage, et certaines avouent leur appréhension à traverser les couloirs pour aller aux toilettes. En cas de problème, "on peut utiliser un téléphone situé au rez- de - chaussée, mais j'ai peur de descendre", confie Corinne, dont la chambre est située au 6è étage.
On n'est pas plus en sécurité au premier, à en croire un étudiant malchanceux qui raconte s'être fait voler. Il semble qu'escalader la façade soit un jeu d'enfant. Pour Guy Martinez, "la sécurité à 100% n'existe pas, comme dans n'importe quel immeuble, d'autant plus que l'on ne peut pas éviter les incivilités de certains résidents envers leurs homologues".
Il reconnaît que le nombre de vigiles, dont le rôle est de surveiller l'université, n'est pas suffisant et ajoute que louer les services d'une société de gardiennage revient très cher à l'université. Cependant, "un système de vidéo - surveillance sera mis en place très bientôt", ajoute-t-il.

Pas d'animation

Deuxième sujet d'insatisfaction de ces étudiants: l'absence totale d'animation au sein de la cité et un certain manque de confort. Certains résidents déplorent la situation en qualifiant la cité de "ghetto". Si certains loisirs sont prévus par le CROUS, ils ne sont pas tous opérationnels.
À la cité internationale, par exemple, il existe une bibliothèque ainsi qu'une salle télé. Pendant les cours, une salle de spectacle (Vladimir Canter) faisait le bonheur des étudiants noctambules. Or cette dernière a fermé ses portes pendant les congés, et les loisirs habituels sont en attente : "la télévision est en panne depuis septembre et la bibliothèque est tout le temps fermée", se plaint Anke, étudiante allemande.

Améliorations prévues

Du côté des responsables, Guy Martinez tient à relativiser la situation: les réparations sont en cours, et bon nombre de projets, votés lors du dernier conseil d'administration en octobre, doivent être mis en place. "Une cuisine par bloc, ouverte le week end et pendant les vacances, servira aux étudiants qui n'ont pas accès à la restauration universitaire pendant ces périodes, cette salle étant équipée de plaques de cuisson adaptée à la confection de repas" annonce le responsable de l'hébergement. Il indique aussi que des de petits réfrigérateurs seront disponibles à la location dans les délais les plus brefs.
En attendant, les étudiants font du stop pour se rendre à la plage ou en montagne, ou encore se partagent les frais d'une location de voiture, histoire de tromper l'ennui.

Stéphanie Hoareau
   

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