Transfert des TOS :

Les syndicats se concertent


Publié / Actualisé
Les syndicats de la fonction publique se sont réunis ce mardi 20 avril 2004 pour déterminer les suites à donner à la décision du gouvernement de maintenir le transfert de tutelle des TOS (techniciens, ouvriers de service) de l'Éducation nationale au conseils régional et général. À La Réunion, les TOS, soutenus par les deux collectivités locales, sont fermement opposés à ce transfert
Les syndicats de la fonction publique se sont réunis ce mardi 20 avril 2004 pour déterminer les suites à donner à la décision du gouvernement de maintenir le transfert de tutelle des TOS (techniciens, ouvriers de service) de l'Éducation nationale au conseils régional et général. À La Réunion, les TOS, soutenus par les deux collectivités locales, sont fermement opposés à ce transfert
C'est au cours de sa rencontre le lundi 19 avril avec les présidents de Région que le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin a dit sa détermination à opérer le transfert. Sa seule concession a été de repousser l'échéance du changement de tutelle d'abord prévu pour du 10 mai prochain.
À La Réunion, environ 1 500 TOS sont concernés par le projet de loi. Jean-Paul Paquiry, secrétaire départemental adjoint de Force Ouvrière (FO) commente : "Rien, n'est encore joué, mais rien n'est acquis non plus. Ce qui m'inquiète, par contre, c'est que les présidents de Régions de gauche seraient prêts à accepter le transfert des TOS vers les collectivités territoriales si les moyens financiers sont garantis".
À plus long terme, Jean-Paul Paquiry soupçonne le gouvernement de vouloir "dégraisser le mammouth de l'éducation nationale" en opérant d'autres transfert de tutelle des personnels de l'Éducation nationale. Il craint également qu'en cas de transfert vers les conseils général et régional, les TOS deviennent "politiquement" dépendants de leus employeurs en l'occurrence les élus des collectivités.
Concernant d'éventuels mouvements de grève, Jean-Paul Paquiry se déclare prêt à soutenir le personnel, si celui-ci souhaite durcir les négociations. En revanche, l'initiative ne viendra pas de FO. Le secrétaire départemental se dit en effet pessimiste quant au succès d'une action locale des syndicats car "tout se joue à Paris".

Ludovic Grondin
Christian Schadauer
   

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