Toxicomanies :

Le tabac baisse, le zamal augmente


Publié / Actualisé
La D.R.A.S.S (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales), le conseil général, la C.G.S.S. (Caisse Générale de la Sécurité Sociale) ont présenté ce lundi 17 mai 2004 les résultats d'une étude portant sur les attitudes et les comportements de la population à l'égard du tabac, de l'alcool et de la drogue
La D.R.A.S.S (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales), le conseil général, la C.G.S.S. (Caisse Générale de la Sécurité Sociale) ont présenté ce lundi 17 mai 2004 les résultats d'une étude portant sur les attitudes et les comportements de la population à l'égard du tabac, de l'alcool et de la drogue
L'étude a été réalisée de 1999 à 2003. Elle montre une nette diminution de la consommation de tabac entre 1999 et 2003. Cela est dû d'une part à la diminution des fumeurs occasionnels. Ils représentaient 15 % en 1999, alors qu'ils ne sont plus que 8 % en 2003. À cela s'ajoute la part féminine qui tend elle aussi à diminuer (de 19% en 1999 à 13% en 2003). De manière générale, le fumeur réunionnais consomme moins de cigarettes par jour en 2003 qu'en 1999 (de 14 cigarettes/jour en 1999 à 11 cigarettes/jour en 2003).

La consommation d'alcool ne baisse pas

Outre le tabac, l'alcool est également un grave problème de santé publique "révélateur d' un mal être de la société qui va en s'accentuant" note l'étude. Contrairement à la cigarette, les professionnels de la santé ne constatent qu'une stabilisation des comportements. Ainsi la consommation d'alcool est légèrement plus élevée en 2003 chez les hommes (87% en 1999 - 89% en 2003) et chez les femmes (76% en 1999- 80% en 2003).

À propos de drogues

La tendance est plus inquiétante en ce qui concerne le zamal qui tend à se banaliser. Ils sont ainsi 27 % à déclarer avoir déjà fumé du zamal (contre 19% en 1999). Parmi les motivations à la première prise du zamal on trouve la curiosité pour 68 % alors que 17 % répondent "pour faire comme les autres". On enregistre également une progression des polytoxicomanies qui inquiète les autorités sanitaires. Chez les fumeurs de cannabis, 38 % déclarent avoir testé des mélanges (contre 33% en 1999), dont pour 33% une association avec l'alcool. On note aussi que les mélanges dits explosifs comme "zamal-alcool-médicament ou ecstasy" se sont développés en trois-quatre ans.
À noter toutefois que ce " baromètre toxicomanie 2003 " est jugé "plutôt satisfaisant" par la D.R.A.S.S (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales), la C.G.S.S. et le conseil général car il semble montrer "l'impact des campagnes de prévention contre le tabagisme sur la société réunionnaise".

Florence Prianon
   

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