Expulsion d'un étudiant comorien :

Grève de la faim devant la préfecture


Publié / Actualisé
La mère du jeune Comorien expulsé avait entamé une grève de la faim devant la préfecture ce lundi 15 novembre 2004. Elle a décidé de mettre fin à sa grève après avoir rencontré les autorités préfectorales
La mère du jeune Comorien expulsé avait entamé une grève de la faim devant la préfecture ce lundi 15 novembre 2004. Elle a décidé de mettre fin à sa grève après avoir rencontré les autorités préfectorales
Agé de 20 ans, étudiant en BEP architecture, Andhumoudine Ahmed vit à La Réunion depuis 1992. Pourtant, le jeudi 11 novembre 2004, il a fait l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière et expulsé vers les Comores où il n'a plus de famille. Selon la préfecture de La Réunion, ses papiers n'étaient pas en règle. Pour réclamer son retour, sa mère avait décidé d'entamer une grève de la faim illimitée et de ne se fait plus dialyser "C'est dur, mais c'est pour la bonne cause" déclarait lundi Amina, l'une des s?urs du jeune fomme.
La député Huguette Bello, venue soutenir ces femmes dans leur mouvement se dit "outrée". "On ne peut pas tolérer cela. À La Réunion, les communautés malgache et comorienne sont toujours stigmatisées. On ne peut pas donner de l'élan au racisme. Ce jeune homme est un sans-papiers, que l'on trouve une solution humanitaire au problème".
Finalement la mère du jeune homme et la député ont été reçues à la préfecture. Elles ont obtenu l'assurance que l'étudiant pourrait revenir à La Réunion dès qu'il présentera un extrait de naissance prouvant qu'il est né à Mayote ou un passeport comorien.
La situation pouvant ce débloquer rapidement, la mère a décidé de mettre fin à sa grève de la faim.
   

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