Pêche illégale :

7 tonnes de poisson dans les cales du Ruey Shang 11


Publié / Actualisé
Le Ruey Shang 11, un palangrier battant pavillon taiwanais surpris en flagrant délit de pêche illégale à 230 km des côtes de La Réunion dans la ZEE (zone économique exclusive) française est arrivé au port ouest ce vendredi 26 novembre à 6 heures 30. Dans les cales du bateau se trouvaient 7 tonnes de thon, de requin et de d'espadon
Le Ruey Shang 11, un palangrier battant pavillon taiwanais surpris en flagrant délit de pêche illégale à 230 km des côtes de La Réunion dans la ZEE (zone économique exclusive) française est arrivé au port ouest ce vendredi 26 novembre à 6 heures 30. Dans les cales du bateau se trouvaient 7 tonnes de thon, de requin et de d'espadon
Dès l'arrivée au port, la gendarmerie maritime a effectué des relevés sur les systèmes de navigation du Ruey Shang 11 et a procédé aux auditions des 11 membres d'équipage. Les marins ne s'exprimant ni en français, ni en anglais, une traductrice a recueilli leurs premières déclarations. Le capitaine du palangrier pirate et son armateur risquent de lourdes peines d'amende.
Rappelons qu'au matin du 23 novembre 2004 le patrouilleur des affaires maritimes l'Osiris qui revenait d'une mission de surveillance dans le Grand Sud a détecté un écho suspect à 230 km au Sud - Est de La Réunion. L'Osiris s'était porté au contact de l'écho et avait établi qu'il s'agissait du Ruey Shang 11 visiblement en pleine action de pêche illégale. Les preuves de l'infraction était ensuite constatées par l'équipe de visite de la frégate de la marine nationale le Nivose. Le directeur des affaires maritimes prenait alors la décision de dérouter le Ruey Shang 11 sur La Réunion. Celui-ci avait alors commencé à mettre le cap sur Maurice.
Cet arraisonnement est inédit à plus d'un titre dans la mesure où il s'agit du premier déroutement d'un palangrier surpris en action de pêche si près des côtes réunionnaises. Il s'agit également de la première interception du patrouilleur l'Osiris.
À noter que l'affaire est suivie de près par les autorités mauriciennes car le palangrier taïwanais y possède une licence de pêche.
   

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