Conseil général :

Un budget "socialement offensif"


Publié / Actualisé
Les conseillers généraux se sont réunis en assemblée plénière ce mardi 7 décembre 2004. Ils ont adopté le budget primitif 2005 de la collectivité qui s'élève à 1,2 milliard d'euros. La présidente du conseil général, Nassimah Dindar, a qualifié ce budget de "socialement offensif" et d' "économiquement anticipateur". Selon elle, cet exercice intervient dans un contexte marqué par une dégradation du taux de chômage
Les conseillers généraux se sont réunis en assemblée plénière ce mardi 7 décembre 2004. Ils ont adopté le budget primitif 2005 de la collectivité qui s'élève à 1,2 milliard d'euros. La présidente du conseil général, Nassimah Dindar, a qualifié ce budget de "socialement offensif" et d' "économiquement anticipateur". Selon elle, cet exercice intervient dans un contexte marqué par une dégradation du taux de chômage
Le premier budget présenté par Nassimah Dindar s'articule sur trois axes : améliorer le quotidien des Réunionnais par une "offensive" de l'action sociale (56 % du budget), préparer l'avenir avec un programme d'investissements structurants et maîtriser les dépenses de gestion et la fiscalité.
L'opposition au conseil, représentée par le groupe de l'Alliance, s'est abstenue de tout vote.

"Un nouveau contrat social"

Avec le budget 2005, le conseil régional s'est attribué les moyens pour démarrer les projets, déjà énoncés dans le plan départemental de cohésion sociale, qui vise à soutenir l'emploi, le logement et l'égalité des chances. "Nous avons souhaité que ce plan de cohésion sociale trouve une traduction territoriale au niveau de chacune des communes de notre département. Tel est l'objet du nouveau contrat social local que je souhaite mettre en oeuvre avec le concours des maires pour lequel cinq millions d'euros pourront être mobilisés dès cette année", a déclaré la présidente du conseil général.

Ainsi, dans un "effort exceptionnel", 50 millions d'euros supplémentaires seront mobilisés pour les Réunionnais les plus fragilisés. Dans cette même optique, le Département compte accroître l'efficacité de l'Agence départementale d'insertion (ADI), qui absorbe 51 millions d'euros, alors que le Revenu minimum d'insertion (RMI) et le Revenu minimum d'activité (RMA) constituent, avec 378 millions d'euros prévues, 66 % de l'intervention sociale.

Collèges neufs

Nassimah Dindar a aussi déclaré que le budget prévoit "une amplification des actions culturelles, sportives et de soutien à l'enseignement". À ce chapitre, 26, 7 millions d'euros seront investis dans des travaux de collèges neufs et de restructuration - réhabilitation afin de faire face à l'expansion de la population scolaire.
Le Département poursuit, par ailleurs, son programme d'investissements structurants. Pour la deuxième année consécutive, 200 millions d'euros seront injectés pour "soutenir l'activité économique et l'emploi à La Réunion."

Motions

En début de séance, quatre motions ont été présentées. Le groupe majoritaire a plaidé pour la mise en place des contrats d'avenir et pour l'exclusion de La Réunion du champ d'application de l'accord général sur le commerce de services "qui ignore le principe du service universel". Les élus socialistes demandent, eux, au conseil de garantir la pérennité de la compensation financière intégrale de la dépense affectée au RMI et au RMA. Finalement la motion du groupe de l'Alliance et Apparenté concerne les menaces qui guettent la filière canne-sucre. Le groupe réclame la demande d'une étude d'impact économique et social sur les conséquences de la réforme sucrière préconisée par l'OMC.
   

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