Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion :

"Il faut reprendre les débats sur le pôle Océan"


Publié / Actualisé
Une mission des élus de la chambre de commerce et d'industrie de La Réunion (CCIR), conduite par Ibrahim Patel, président de la commission Commerce s'est déroulée récemment afin d'observer l'impact sur les centre villes des implantations des centres commerciaux
Une mission des élus de la chambre de commerce et d'industrie de La Réunion (CCIR), conduite par Ibrahim Patel, président de la commission Commerce s'est déroulée récemment afin d'observer l'impact sur les centre villes des implantations des centres commerciaux
"Face à la position de la municipalité dionysienne sur le Pôle Océan et celle du collectif opposé à ce projet, la CCIR a un droit de neutralité", affirme Ibrahim Patel. Cela même si, personnellement, il s'est toujours positionné contre le projet. Les autorités politiques et économiques de Montpellier, Rennes et Toulon ont accueilli les élus réunionnais. Dans les deux premières villes, Ibrahim Patel et ses collègues ont pu se rendre compte que des partenariats avaient été noués entre les promoteurs, la mairie, les associations de commerçants, la chambre de commerce lors de la mise en chantier du centre commercial. Ils ont aussi constaté que les locomotives du centre-ville n'étaient pas installées dans le centre commercial. Conséquences : dans les deux agglomérations, aussi bien le centre-ville que le centre commercial connaissent une belle affluence. Par contre, à Toulon, le centre commercial s'est créé sans concertation et sans partenariat. "500 commerces ont fermé leurs portes, un bon millier d'emplois ont été perdus mais le centre commercial n'en a pas créé autant. Aujourd'hui, encore, les parkings sont payants en ville et gratuits en périphérie. La chambre de commerce a encore un goût amer. Il n'y a plus d'animation naturelle... ".
Au terme de cette mission, la CCIR demande donc à la mairie de Saint-Denis de revoir son projet "Pôle océan", de remettre les associations, les architectes, la SODIAC et les autres personnes concernées autour de la table. Ibrahim Patel préconise de revoir le projet afin qu'il ait une dimension humaine. Ce n'est pas tout. "Les liaisons avec la ville ancienne doivent être revues. Il faut revoir aussi les activités concurrentielles", dit-il, affirmant que le maire, René-Paul Victoria, a le pouvoir de le faire. "Il faut reprendre les débats pour un dialogue franc" a t-il ajouté.
   

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