Réunion des professionnels du tourisme :

"La catastrophe est à venir"


Publié / Actualisé
Une réunion des professionnels du tourisme s'est tenue ce mercredi 8 février 2006 à la préfecture de La Réunion. L'économie touristique souffre de plus en plus de l'épidémie de chikungunya et l'inquiétude va grandissante. Pour le secrétaire général des affaires régionales, Jean Ballandras, la catastrophe est à venir, les annulations en cascades auxquels sont confrontés les différents secteurs d'activités pourraient déboucher sur des licenciements.
Une réunion des professionnels du tourisme s'est tenue ce mercredi 8 février 2006 à la préfecture de La Réunion. L'économie touristique souffre de plus en plus de l'épidémie de chikungunya et l'inquiétude va grandissante. Pour le secrétaire général des affaires régionales, Jean Ballandras, la catastrophe est à venir, les annulations en cascades auxquels sont confrontés les différents secteurs d'activités pourraient déboucher sur des licenciements.
"Depuis une quinzaine de jours nous sommes confrontés à des annulations en cascades" déclare Jocelyne Lauret, présidente du comité du tourisme Réunion. Ces annulations comprises entre 40% et 50% de l'ensemble des réservations. Par rapport à la même période en 2005, la cellule de veille du CTR a également enregistré 60% de non réservation jusqu'au mois de juillet.
"Il faudrait une meilleure gestion de la communication vers l'extérieur" estime la présidente du CTR. Selon Jocelyne Lauret, les informations relayées au plan national ne sont pas toujours adaptées au public métropolitain. Difficile donc de se forger une opinion objective dans l'Hexagone sur la réalité de l'épidémie, ce qui entraîne une annulation de projets touristique ou économique en lien avec l'île. La présidente a rappelé que le CTR envisage de travailler en partenariat avec un cabinet spécialisé dans al communication de crise. Une communication de proximité devrait également avoir lieu en direction des relais professionnels afin de garantir une meilleure information aux clients.
À noter qu'au niveau institutionnel, aucune mesure d'urgence n'a pour l'instant été prise pour venir au secours du secteur touristique. Si l'épidémie venait à s'installer de façon durable dans notre île, "il faudrait en conséquence réviser les objectifs de développement touristique qui risqueraient de devenir très hypothétiques" déplorent les professionnels du tourisme.
Une nouvelle réunion de travail est prévue dans les prochains jours.
   

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