Lutte contre le chikunguyna :

"L'armée ne se désengage pas"


Publié / Actualisé
Dans un communiqué rendu public ce mercredi 10 mai 2006, le général Bruno Clément-Bollée, commandant les forces armées de la zone sud de l'océan Indien (FAZSOI), indique que l'armée n'a pas l'intention de se "désengager de la lutte" contre les moustiques vecteurs du chikunguyna
Dans un communiqué rendu public ce mercredi 10 mai 2006, le général Bruno Clément-Bollée, commandant les forces armées de la zone sud de l'océan Indien (FAZSOI), indique que l'armée n'a pas l'intention de se "désengager de la lutte" contre les moustiques vecteurs du chikunguyna
"Les conditions exceptionnelles qui avaient prévalu à son engagement massif, immédiat et permanent, ne sont plus réunies aujourd'hui. Les FAZSOI se réarticulent donc pour mieux s'adapter aux conditions du moment.
La phase de traitement des zones habitées, qui nécessitaient le déploiement d'un effectif important, s'achève ces jours-ci" note le général Clément-Bollée.
Il précise qu'une nouvelle phase va suivre. L'armée va être engagée sur deux objectifs: "le traitement des ravines en zone urbanisée, en coordination avec les communes et une capacité de réaction face à des foyers émergents".
Cette phase, qui devrait durer un mois, mobilisera environ 500 militaires dont près de 400 d'entre eux engagés sur le terrain. "Par la suite, les FAZSOI maintiendront une capacité de réaction prête à intervenir si la situation sanitaire s'aggravait de façon particulièrement significative" dit encore le commandant des FAZSOI en commentant "l'urgence et la nature spécifique d'une situation commandent la participation des Armées dans les missions de service public. En dehors de ces conditions particulières les Armées se doivent de maintenir ses capacités opérationnelles qu'elles n'acquièrent que par un entraînement intensif et quotidien".
Le général conclut: "ainsi les FAZSOI seront mieux à même de maintenir leur engagement dans la lutte contre le chikungunya, tout en remplissant les missions opérationnelles quotidiennes, entre autres, de surveillance des pêches, de lutte contre l'immigration, de présence sur les îles éparses... ".
   

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