Lutte contre le chikungunya :

Le conseil général aide les personnes en difficulté


Publié / Actualisé
À l'approche de l'été austral et pour limiter l'ampleur de l'épidémie de chikungunya, le conseil général a lancé ce jeudi 5 octobre 2006, une campagne de communication en direction des publics en situation de fragilité, les personnes âgées notamment
À l'approche de l'été austral et pour limiter l'ampleur de l'épidémie de chikungunya, le conseil général a lancé ce jeudi 5 octobre 2006, une campagne de communication en direction des publics en situation de fragilité, les personnes âgées notamment
Le conseil Général inaugurait ce jeudi 5 octobre une campagne de prévention du chikungunya par une rencontre avec les clubs et associations du 3ème âge du nord. Au programme : rappel des règles de base de lutte contre le moustique et de protection contre la maladie. Alors que la saison des pluies approche, la prévention est plus que nécessaire pour éviter la catastrophe sanitaire du début d'année. À cet effet, trois autres rencontres de ce type sont prévues durant le mois d'octobre dans les régions du sud, de l'est et de l'ouest. Ces actions visent les publics dits fragiles, à savoir les personnes âgées, les femmes enceintes ou encore les personnes isolées. Il s'agit de les informer sur les moyens de se prémunir contre la maladie et de leur présenter les dispositifs mis en place par le conseil général afin de leur venir en aide.

120 heures d'aide ménagère

Dans cette optique, la collectivité départementale a renforcé son plan d'aide aux personnes en allégeant et en accélérant la procédure de prescription d'heures d'intervention à domicile. Cette prise en charge des malades atteints du chikungunya vise les personnes âgées de plus de 60 ans, les personnes handicapées ou celle isolées et relevant de l'aide sociale. Ces malades pourront bénéficier d'une aide ménagère de 120 heures au total, étalées sur 3 mois. Les équipes médico-sociales pourront augmenter ce nombre d'heures après évaluation de la situation de la personne. Concernant la prise en charge psychologique, les dispositifs déjà engagés sont reconduits et améliorés, notamment dans les cas de rechute.

Distribution de répulsifs

100 000 produits répulsifs et moustiquaires ont par ailleurs été mis à disposition de ces publics dans les 29 PMI et services d'action de santé des arrondissements du conseil général.
Côté prévention tous publics, des actions d'information et sensibilisation ont été relancées par le biais de spots audio-visuels (émissions "Minute Santé", et "Lien Social" sur Antenne Réunion), d'encarts dans les journaux, de distribution de dépliants et affiches sur les bons réflexes, d'auto-collants pour voiture, d'affiches collées à l'arrière des bus, de bandes dessinées et panneaux d'information sur le chikungunya dans les PMI et collèges. Enfin, une exposition itinérante présentera les manières de se protéger.

Coopération avec les services de l'Etat

Enfin, pour éviter les couacs qui pourraient aboutir à des doubles prise en charge ou des non prise en charge, le système de veille partagée entre les services de l'Etat et les services de santé publique du Département a été réactivé. Cela afin que chaque institution puisse anticiper au mieux l'évolution de l'épidémie.
Toujours dans le cadre de la coopération entre les services de l'Etat et ceux du Conseil général, 530 Contrats Avenir financés par le conseil général ont été mis à disposition de la DRASS pour renforcer la lutte anti-vectorielle pilotée par l'Etat.
   

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