Fin de la visite de Ségolène Royal :

"Le pacte social est rompu à La Réunion"


Publié / Actualisé
"L'État doit tenir sa parole et la République ses promesses. C'est à cette condition que La Réunion pourra saisir sa chance de développement" a noté Ségolène Royal dans le meeting qu'elle a tenue ce vendredi soir 13 octobre 2006 à Saint-Joseph. Elle a ensuite estimé "qu'ici plus qu'ailleurs en France, le pacte social est rompu"
"L'État doit tenir sa parole et la République ses promesses. C'est à cette condition que La Réunion pourra saisir sa chance de développement" a noté Ségolène Royal dans le meeting qu'elle a tenue ce vendredi soir 13 octobre 2006 à Saint-Joseph. Elle a ensuite estimé "qu'ici plus qu'ailleurs en France, le pacte social est rompu"
Elle faisait ainsi allusion à l'échec scolaire "qui est le double de celui de la métropole". L'un des moyens d'y remédier, disait-elle, est de recruter des enseignants réunionnais. Elargissant son propos, elle déplorait que "trop souvent les jeunes Réunionnais diplômés n'ont pas accès aux postes à responsabilités dans les entreprises". Elle proposait que dans les appels d'offres, la préférence soit donnée aux sociétés favorisant le recrutement local.

Défiscalisation

Continuant sur le chapitre économique, elle remarquait que la loi de défiscalisation devrait être remise à plat "afin d'éviter les effets d'aubaine où l'argent va à l'argent. La défiscalisation doit uniquement bénéficier aux entreprises investissement à La Réunion". Elle plaidait également en faveur de la mise en place d'un observatoire des prix et d'un observatoire de la société réunionnaise "pour déterminer les dysfonctionnements"
Disant qu'elle a "dans l'intelligence collective réunionnaise beaucoup de propositions et de solutions pour le développement de La Réunion", elle s'engageait "demain vous aurez les moyens de prendre en main votre développement".

"Le Président doit intervenir"

Plus tôt dans la journée la candidate à l'investiture du parti socialiste avait rencontré à Saint-Paul des représentants d'association de lutte de proximité contre le chikungunya. "J'interpelle le Président de la République sur la lutte contre le chikungunya. Il doit intervenir et taper du poing sur la table pour que toutes les crèches et les écoles de l'île soient équipées de moustiquaires et climatiseurs" a-t-elle déclaré. "Je suis stupéfaite d'apprendre qu'il n'y ait pas de distribution massive de répulsifs" a encore dit la présidente du conseil régional du Poitou-Charentes
"Je demande également au Président de la République de faire en sorte que dans le mois restant avant le début de l'été, les ravines soient correctement nettoyées. Ce qui aurait aussi le mérite de créer des emplois" a ajouté Ségolène Royal. Elle a aussi "interpellé le président" pour que soient organisées des opérations de distributions massives de répulsifs à toutes les familles de l'île".

"Je donne quitus au président"

Comme pour couper court à toute accusation de récupération politique, la candidate à l'investiture socialiste a noté, "la santé publique n'est pas le lieu pour des polémiques politiciennes et je veux donner au Président de la République quitus de ne pas savoir ce qui se passe ici. Mais je l'interpelle sur le sujet, il lui revient de taper du poing sur la table. L'État français a les moyens de distribuer massivement des répulsifs et d'équiper les écoles en climatiseurs et moustiquaires".
Ségolène Royal quitte La Réunion ce samedi
   

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