Le préfet en visite à l'usine sucrière du Gol :

La problématique du sucre en trois leçons


Publié / Actualisé
En fonction depuis quelques semaines seulement, le préfet, Paul Henri Maccioni, n'avait pas encore eu l'occasion de visiter l'usine sucrière du Gol à Saint-Louis. Mercredi 17 octobre 2006, il a eu droit à un cours sur la problématique de la canne dispensé par Bernard Pétin, président de la Sucrière de La Réunion suivi d'une visite de la sucrerie et de la centrale thermique attenante.
En fonction depuis quelques semaines seulement, le préfet, Paul Henri Maccioni, n'avait pas encore eu l'occasion de visiter l'usine sucrière du Gol à Saint-Louis. Mercredi 17 octobre 2006, il a eu droit à un cours sur la problématique de la canne dispensé par Bernard Pétin, président de la Sucrière de La Réunion suivi d'une visite de la sucrerie et de la centrale thermique attenante.
"Attendez, qu'est ce qu'une CMU?". Le préfet visitait mercredi l'usine sucrière du Gol afin de s'informer sur la problématique de la canne dans l'île. En fonction depuis seulement quelques semaines et visiblement néophyte, il a écouté avec attention l'exposé de Bernard Pétin, le président de la Sucrière de La Réunion, sur le fonctionnement de la récolte de canne. La consommation de sucre par habitant augmente dans le monde, celle de bioéthanol devrait décoller et à La Réunion, le sucre compte parmi les premières sources d'exportations. L'enjeu autour de la canne est donc de taille pour le pivot de l'économie locale qui se trouve au c?ur de nombreuses controverses. Celle du schéma d'aménagement régional d'abord. Les producteurs cherchent à augmenter le tonnage et cela passe, notamment par une augmentation de la surface agricole dédiée à la canne. "C'est l'enjeu majeur des 20 prochaines années. Nous comptons aujourd'hui 26 000 hectares cultivables et nous souhaiterions passer à 30 000", explique Bernard Pétin. "Il faudra construire 9 000 logements sociaux par an pour accompagner la croissance démographique. Les planteurs doivent prendre ça en compte", répond le préfet. L'augmentation de la productivité est aussi un des enjeux majeurs. Et cette année, la sécheresse qui a touché le sud de l'île n'augure pas une bonne campagne en terme de tonnage...

Une nouvelle unité de production d'énergie

La visite s'est poursuivie dans l'usine même. Elle a une capacité de broyage de 50 000 tonnes par semaine et peut traiter un million de cannes sur les 22 semaines de campagne. La sucrerie produit aussi 40 000 tonnes de sucres spéciaux par an et là aussi, on espère augmenter la production. Attentif, le préfet a suivi tout le processus : du passage des cannes pour être défibrées, au séchage du sucre, toutes les étapes lui ont été montrées. Il est ensuite passé par la centrale thermique dont la deuxième tranche devrait être mise en service début novembre. Avec celle de Bois Rouge, la centrale thermique du Gol produit 44% de l'énergie de l'île. Durant la campagne, elle fonctionne en brûlant la bagasse (fibres de cannes) et hors campagne, on utilise du charbon importé d'Afrique du Sud comme combustible. Grâce à la mise en place de cette seconde unité, les deux centrales thermiques attenantes aux deux usines sucrières produiront 55% de l'électricité de l'île. Intéressant quand on sait que la Réunion pourrait bientôt connaître des manques en termes de production d'énergie.
   

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