Un agrément européen pour la section aéronautique du lycée Stella :

Ils pourront autoriser des avions à décoller


Publié / Actualisé
Les élèves de la mention complémentaire de la section aéronautique du lycée de Stella à Piton Saint-Leu peuvent désormais prétendre à des postes à responsabilités plus facilement. Leur filière vient d'obtenir l'agrément européen "partie 147" qui leur permet de réduire la période d'expérience professionnelle nécessaire à l'obtention de la licence de base
Les élèves de la mention complémentaire de la section aéronautique du lycée de Stella à Piton Saint-Leu peuvent désormais prétendre à des postes à responsabilités plus facilement. Leur filière vient d'obtenir l'agrément européen "partie 147" qui leur permet de réduire la période d'expérience professionnelle nécessaire à l'obtention de la licence de base
Seul dans l'océan indien et les DOM, et parmi les 5 établissements nationaux à l'avoir obtenu... Le lycée Stella de Saint-Leu s'est vu délivré dernièrement par la Direction générale de l'aviation civile, l'agrément européen Partie 147, pour sa section maintenance aéronautique " mécanicien systèmes et cellule " et mention complémentaire Avions à moteurs à turbine (après le bac pro). Cette reconnaissance ouvre des portes aux élèves de la section qui peuvent maintenant prétendre à la licence de base au bout de deux ans d'expérience au lieu de cinq. De son coté, l'établissement pourra former et certifier les personnels de maintenance des entreprises dans le cadre de la formation continue. "Pour nos élèves, le but est de ne pas rester mécanicien de base mais de devenir technicien et avoir des responsabilités. À terme, certains pourront donner le droit à un avion de partir", explique Jean-Louis Girardin, proviseur du lycée Stella. La section aéronautique a été créée en 2001 et la mention complémentaire en 2003. L'équipe pédagogique travaillait depuis deux ans à l'obtention du label et devait répondre aux exigences draconiennes en termes de matériel et d'études. Entre autres conditions nécessaires, l'atelier de Pierrefonds devra bientôt accueillir un vieil avion de plus de 5,7 tonnes destiné à la pratique.

Mobilité et anglais exigés

Côté débouché, les élèves doivent se préparer à quitter l'île. Durant la formation, dix-huit semaines sont prévues hors de La Réunion et les cours d'anglais ont une place fondamentale. Le métier a aussi ses contraintes : horaires de travail parfois décalées, travail seul ou en équipe, travail sur piste ou en milieu fermé... Mais "l'employabilité est très importante. On manque de technicien de ce type au niveau national et l'agrément est bien sûr un plus", précise David Labarbe, chef de travaux et responsable de formation aéronautique.
La section a déjà un partenariat avec Air Madagascar et un autre est en cours de discussion avec Air Mauritius. L'idée est aussi de développer les échanges avec l'Afrique du Sud. Les élèves pourront trouver un emploi soit dans les entreprises d'assemblage et d'équipements d'aéronefs, soit dans les ateliers (civils ou militaires) qui assurent la maintenance des systèmes (mécaniques, hydrauliques, pneumatiques, et électriques des aéronefs). Les Opérateurs et Techniciens représentent 25% des effectifs de l'industrie aéronautique et depuis la création de la section, 2/3 des élèves diplômés ont trouvé un emploi à La Réunion, à Madagascar et en métropole.
   

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