Lancement d'une campagne de communication sur le tri des déchets :

Bien traités, les déchets sont une ressource


Publié / Actualisé
Afin de sensibiliser les réunionnais au problème crucial de l'élimination des déchets dans l'île, le conseil général lance une campagne de communication sur le tri. Indispensable pour une île propre mais aussi pour répondre aux besoins en énergie. Car valorisés, les déchets peuvent aussi servir de ressource.
Afin de sensibiliser les réunionnais au problème crucial de l'élimination des déchets dans l'île, le conseil général lance une campagne de communication sur le tri. Indispensable pour une île propre mais aussi pour répondre aux besoins en énergie. Car valorisés, les déchets peuvent aussi servir de ressource.
Le conseil général lançait, lundi 6 novembre 2006, une campagne de communication concernant le tri des déchets. Le slogan "Quand je trie, je donne une nouvelle vie à mes déchets" sera décliné selon quatre thèmes et des spots seront diffusés sur les radios, les télévisions, dans la presse et au cinéma. L'idée est de poursuivre la sensibilisation des réunionnais quant au problème crucial du traitement des ordures. Depuis le début de l'histoire du tri dans l'île en 2001, la quantité traitée n'a cessé d'augmenter. Ainsi, en 2001, 1 300 tonnes de déchets étaient triés contre 15 000 aujourd'hui. Une avancée encourageante mais une goutte d'eau par rapport aux 400 000 tonnes de déchets produites chaque année. Pourtant, il est possible de trier facilement le papier, le carton, l'aluminium, le verre, l'acier et le plastique soit grâce aux bornes d'apport volontaire, soit, encore plus simplement, grâce à la poubelle au couvercle jaune.

Économiser des matières premières

Aujourd'hui, les matériaux triés sont presque tous exportés vers l'Asie, la métropole, ou encore l'Afrique du Sud, tout dépend des cours des matières premières mais aussi du trajet des bateaux. Car il est encore trop cher d'affrêter un navire spécialement pour transporter des matériaux à recycler. Et vu la quantité de matières triées, il est également trop cher d'installer une usine de recyclage dans l'île. "Le tonnage actuel n'est pas suffisant pour équilibrer économiquement un centre de recyclage", explique Daniel Gonthier, vice-président à l'aménagement et à l'environnement au conseil général et maire de Bras Panon. Le marché ne demande pourtant qu'à se structurer et un projet de pré-traiter le verre avant l'exportation vers l'Afrique du Sud est à l'étude. Le but étant de le vendre plus cher et de rendre la filière, actuellement déficitaire, plus rentable. Mais par exemple, l'exportation du verre réunionnais a permis d'économiser 2000 tonnes de sable pour la production de bouteilles de verre, et il est possible de fabriquer 2 600 pulls en polaire grâce au recyclage d'une tonne de plastique. Par ailleurs, il n'y a actuellement pas de valorisation énergétique des ordures mais des études sont également en cours pour produire éventuellement du biogaz dans les centres d'enfouissement de Sainte-Suzanne et de la Rivière Saint Etienne. Une réflexion est également menée concernant les incinérateurs et la communauté d'agglomération de l'est a lancé une étude pour tenter de brûler des déchets verts à la place du charbon. Là encore, il faudra augmenter le tonnage de déchets triés, et "encourager les réunionnais sur ce qui est la base d'un développement durable et participatif", conlut Daniel Gonthier.
   

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