Rapport d'étape ODIT France :

Pour une restructuration de l'offre touristique


Publié / Actualisé
Un rapport d'étape élaboré par ODIT France concernant la situation du tourisme dans l'île a été rendu public, mercredi 14 février 2007 à la préfecture. Il propose un diagnostic du secteur et un plan de travail présenté sous forme de fiches action. Il y a du pain sur la planche.
Un rapport d'étape élaboré par ODIT France concernant la situation du tourisme dans l'île a été rendu public, mercredi 14 février 2007 à la préfecture. Il propose un diagnostic du secteur et un plan de travail présenté sous forme de fiches action. Il y a du pain sur la planche.
Ouf, les opportunités existent. Le rapport d'étape de ODIT France, présenté mercredi 14 février, dressait le bilan de plusieurs mois d'études et de réflexion concernant le secteur du tourisme, lancés après la crise du chikungunya. Il apparaît d'ores et déjà que cette crise sanitaire n'est que le révélateur de problèmes structurels du secteur bien plus anciens. Malgré tout "la Réunion possède des atouts pour satisfaire ces clientèles très exigeantes et se positionner par rapport à la concurrence, à condition de redéployer son tourisme en le tirant vers le haut de gamme, la culture et la nature faisant la différence". En d'autres termes, il faut viser une clientèle aisée, qui voyage de plus en plus, qui a les moyens mais aussi des exigeances fortes. Les suisses et les Allemands sont ainsi déterminés comme des "marchés internationaux à suivre". La diversité, l'attractivité de sites exceptionnels sont autant d'atouts à valoriser mais aussi à préserver en évitant les concentrations excessives. En plus, la proximité de l'île avec Maurice doit, selon le rapport, favoriser "une complémentarité avec (...) qui renforce l'attractivité des deux destinations autour de formules combinées".

Constat sévère

Pourtant, le constat est sévère. "L'île semble craindre de ne pas arriver à la hauteur des grands standards internationaux. (...) Elle est oublieuse de la diversité rare et riche de sa culture, gardant, pour sa seule consommation son histoire, sa musique, sa gastronomie, ses racines, alors qu'elle pourrait en faire un emblème touristique", d'après le rapport. Du coup, son positionnement est à renforcer. Par ailleurs, l'offre touristique est jugée "hétérogène et peu lisible". Un hébergement insuffisant, des plages peu accueillantes et surfréquentées, une desserte aérienne restreinte, un patrimoine peu exploité... Sans "aucune dimension émergente", la Réunion est difficile à vendre.
Pourtant, elle "tient son destin en main". Pour cela, le rapport décline toute une série de propositions autour de quatre axes stratégiques : renforcer les fondamentaux (transports, développement des hébergements...), développer des produits touristiques nouveaux en axant sur le haut de gamme et le tourisme d'affaires, soutenir les acteurs de la filière. Comme exemple de développement, les auteurs du rapport citent la création de 350 chambres haut de gamme qui pourraient créer entre 900 et 1 250 emplois directs grâce à l'accueil de 25 500 touristes supplémentaires sur l'année et 42 millions d'euros de recettes supplémentaires. Il n'y a plus qu'à...
   

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