Après Gaméde :

Le sud coupé du nord


Publié / Actualisé
La Réunion se remettait doucement des frasques de Gamede passé samedi dans la nuit au plus près des côtes réunionnaises. Principal dégât : l'effondrement du pont de la Rivière Saint-Etienne qui coupe physiquement le nord et le sud de l'île. Ce lundi 26 février 2007, tous les secteurs d'activités cherchaient des solutions à leur problème.
La Réunion se remettait doucement des frasques de Gamede passé samedi dans la nuit au plus près des côtes réunionnaises. Principal dégât : l'effondrement du pont de la Rivière Saint-Etienne qui coupe physiquement le nord et le sud de l'île. Ce lundi 26 février 2007, tous les secteurs d'activités cherchaient des solutions à leur problème.
Des éleveurs aux salariés en passant par les automobilistes ou les malades, tout le monde cherchait une solution à la nouvelle donne après Gamede : l'impossibilité de relier Saint-Pierre et Saint Louis et plus globalement, le sud et le nord.
Du coup, tous les scénariis ont été envisagés dans les esprits des habitants du sud qui craignent le pire s'ils ne sont pas vite raccordés. Nombre d'entre eux se sont rués sur les pompes à essences qui, prises d'assaut, ont été vidées dans la journée. Dans les conditions actuelles de circulation (route du littoral coupée et pont de la rivière Saint-Etienne effondré), il est impossible pour les camions de la SRPP de se rendre dans le sud. Ils espèrent pouvoir passer en convoi sur la route du littoral dans la journée de ce mardi 27 février pour alimenter le sud en carburant.
Déjà, de nombreux salariés n'ont pas pu rejoindre leur lieu de travail et, comme dans toute l'île, les écoles étaient fermées aux élèves. Par contre, les personnels non enseignants étaient là pour constater les dégâts et s'organiser pour les jours à venir. Au lycée Antoine Roussin à Saint-Louis par exemple, 40 % des enseignants et 2/3 des TOS habitent de l'autre côté du pont...

Des élevages sans nourriture

Le problème se pose aussi pour les médecins et infirmières du GHSR de Saint-Pierre. Nombre d'entre eux habitent à Étang Salé, Saint-Louis ou les Avirons et n'ont pas pu regagner leur lieu de travail ce lundi 26 février.Par ailleurs, les malades de ce côté du pont sont aujourd'hui obligés d'être pris en charge à Saint-Louis. Du côté des agriculteurs et éleveurs du sud, c'est l'approvisionnement en nourriture qui inquiète. L'usine Urcoopa se trouve à Saint-Paul et les camions devront attendre de pouvoir passer sur la route du littoral pour faire le tour de l'île et livrer les élevages. Dans le sud, cette coupure s'ajoute à la pénurie d'eau déjà présente depuis plus de deux mois.
Dans la matinée, le préfet s'est rendu sur les vestiges du pont de la rivière Saint-Etienne. Mercredi, des experts devraient venir inspecter la possibilité d'utiliser le pont aval pour permettre une liaison entre Saint-Louis et Saint-Pierre. Leur réponse devrait tomber quelques jours plus tard. Il apparaît d'ores et déjà que la réouverture de la route du littoral permettra le passage de poids lourds vers le sud. Par contre, pour les habitants de toute la ceinture sud de l'île, la grosse galère ne fait que commencer.
   

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