Accessibilité des bureaux de vote :

Ne pas empêcher les personnes handicapées de voter


Publié / Actualisé
Constituée quelques semaines avant le premier tour l'élection présidentielle, l'association Handirun a visité environ 500 bureaux de vote pendant son déroulement le 22 avril 2007. Le constat est sans appel : la quasi totalité d'entre eux sont difficilement accessibles aux personnes en fauteuil roulant.
Constituée quelques semaines avant le premier tour l'élection présidentielle, l'association Handirun a visité environ 500 bureaux de vote pendant son déroulement le 22 avril 2007. Le constat est sans appel : la quasi totalité d'entre eux sont difficilement accessibles aux personnes en fauteuil roulant.
Finalement, l'association Handirun demande juste l'application dans les bureaux de vote réunionnais. Lors du premier tour de l'élection présidentielle le 22 avril dernier, ses membres se sont rendus dans plus de 500 d'entre-eux. Ils se sont ainsi aperçus que "la quasi totalité des bureaux de vote de La Réunion ne respectent pas la loi, il en est de même en France métropolitaine. Le président du bureau de vote à pour obligation de mettre son bureau en conformité. Depuis le 22 avril tous les responsables des bureaux de vote ont été informés", explique le collectif d'associations.

"Les gens ne peuvent pas aller voter sereinement"

En effet, la loi prévoit qu'un parking soit prévu à proximité immédiate du bureau et ce n'est pas toujours le cas, l'entrée doit être située de plain pied ou la pente ne doit pas dépasser les 5% et la porte d'accès doit être large d'au moins 0,93 mètre pour pouvoir y entrer sans s'arracher les doigts.
Par ailleurs, l'isoloir doit être large d'au moins 1,50 mètre de manière à ce que deux personnes puissent un entrer et un fauteuil puisse tourner. Enfin, la fente de l'urne ne doit pas être à plus de 0,80 mètre de hauteur. Ce n'est que la loi mais dans l'île, ces principes sont loin d'être acquis. Dans la plupart des bureaux, les personnes ont dû demander de l'aide pour accéder aux lieux, souvent mal fléchés, ou qu'on leur baisse l'urne pour la mettre à leur hauteur. "Il n'y a pas de conscience de la société sur ce problème. Les gens ne peuvent pas aller voter sereinement", explique Noël Thomas, président de l'association Handisport à Saint-Paul. Lui n'hésitera pas à déposer un recours administratif pour demander l'annulation des votes dans les bureaux qui ne respectent pas cette loi qui permettrait aux personnes à mobilité réduite d'exercer leur devoir civique l'esprit libre.
   

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