Tram train :

La Région rassure la Grande Chaloupe


Publié / Actualisé
Depuis que la Région a validé le tracé définitif du tram train, le 25 février 2008, des manifestations de contestation se déroulent à la Grande Chaloupe. Les habitants redoutent en effet l'impact du projet sur cette zone et notamment sur les Lazarets, haut lieu du patrimoine réunionnais. Loin de vouloir porter préjudice à un site chargé d'histoire, la Région a souhaité, jeudi 6 mars 2008, apporter un éclairage sur le sujet et rétablir les faits concernant le chantier
Depuis que la Région a validé le tracé définitif du tram train, le 25 février 2008, des manifestations de contestation se déroulent à la Grande Chaloupe. Les habitants redoutent en effet l'impact du projet sur cette zone et notamment sur les Lazarets, haut lieu du patrimoine réunionnais. Loin de vouloir porter préjudice à un site chargé d'histoire, la Région a souhaité, jeudi 6 mars 2008, apporter un éclairage sur le sujet et rétablir les faits concernant le chantier
Pour cette mise au point, la Région, représentée par la SR 21, avait convié les ingénieurs de l'équipe tram train, le docteur Selvam Chanemougame président de l'association Tamij Sangam et des membres du groupe de travail " patrimoine ", mis en place en octobre 2007 pour une réflexion sur un aménagement cohérent et une revalorisation du site de la Grande Chaloupe.

Les travaux et leurs conséquences

Le site de la Grande Chaloupe accueillera un chantier qui nécessite des emprises au sol relativement importantes, représentant une surface d'environ 7 hectares. La partie située autour de la gare ne sera pas touchée. C'est la quasi-totalité des habitations du haut du village (fond de la ravine) qui est concernée. Le trafic camion étant important (évacuation des déblais, menée de voussoirs et matériels divers), les habitants devront être déplacés durant la phase chantier.
Mais, cette zone ayant été qualifiée de " zone à risques ", donc non habitable par le PPR (plan de prévention des risques), en raison de possibles mouvements de terrain, chutes de blocs ou inondations, il ne sera peut-être pas possible de reloger ces personnes après la fin des travaux. Environ 15 familles sont concernées par les expropriations. Tolérées jusqu'à présent, la majorité des habitations sont illicites : seule une famille sur les quinze détient un titre de propriété, le foncier appartenant principalement à des entités publiques. De plus, les constructions souffrent souvent d'insalubrité et le site ne dispose pas d'une amenée d'eau pérenne.

Le patrimoine sera préservé et valorisé

D'après la SR 21, le chantier du tram train n'aura aucun impact sur les sites patrimoniaux de la Grande Chaloupe, notamment la voie de chemin de fer du Ti Train ou les Lazarets, un lieu hautement chargé d'histoire puisque c'est là que l'on parquait en quarantaine les esclaves et les engagés avant de les vendre à leur maître. " Le tracé du tram train passe loin des vestiges historiques, a expliqué Etienne Catz, chargé de mission tram train à la Région. En outre, le conseil régional a débloqué une enveloppe de 2 millions d'euros pour travailler à l'aménagement du village de la Grande Chaloupe et à la protection de ses vestiges, notamment le lazaret n°2 ".
Les aspects écologiques, patrimoniaux et sociaux seront pris en compte dans la revalorisation du site. En ce qui concerne les expropriations des familles, Etienne Catz a assuré que celles-ci seraient relogées, autant que possible, dans un cadre similaire et de meilleures conditions de vie ; mais il apparaît peu probable qu'elles retournent vivre, à l'issue du chantier, sur leurs anciens terrains. " Nous travaillons véritablement au cas par cas. À cause du PPR, nous ne pouvons garantir un relogement définitif des familles sur les mêmes lieux. Mais nous tenons absolument à ce que la quinzaine d'habitants qui sera déplacée retrouve le même environnement et la même qualité de vie qu'auparavant " a conclu le chargé de mission.
   

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