Océan Indien :

Bacar remis en liberté


Publié / Actualisé
L'ex-homme fort d'Anjouan et 21 de ses hommes, incarcérés à Saint-Pierre et au Port, ont été remis en liberté vendredi 18 avril 2008 suite à la décision en appel de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Saint-Denis. Les Anjouanais ont regagné la base aérienne militaire de Gillot où ils sont à nouveau assignés à résidence.
L'ex-homme fort d'Anjouan et 21 de ses hommes, incarcérés à Saint-Pierre et au Port, ont été remis en liberté vendredi 18 avril 2008 suite à la décision en appel de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Saint-Denis. Les Anjouanais ont regagné la base aérienne militaire de Gillot où ils sont à nouveau assignés à résidence.
La demande de remise en liberté formulée par les avocates du colonel Bacar et de ses proches a donc été acceptée ce vendredi 18 avril à midi. Maître Briot, même si elle se disait " confiante " quant à l'issue de la procédure, n'a pas caché sa joie à la sortie du tribunal : " Nous sommes très satisfaites, très heureuses pour ces hommes qui vont pouvoir retrouver des conditions d'accueil à peu près normales ", a-t-elle déclaré.
Pour rappel, les 22 hommes avaient été incarcérés le 4 avril dernier suite à l'émission, par l'Union des Comores, d'une demande d'arrestation provisoire en vue d'une éventuelle extradition. Or, à ce jour, aucun document officiel d'extradition émanant de la république comorienne - elle a trente jours pour les adresser - n'est parvenue au gouvernement français. Le président déchu d'Anjouan est donc à nouveau assigné à résidence, comme au lendemain de son arrivée sur l'île, le 28 mars dernier, à la base aérienne 181.
Les fuyards, toujours sous le coup d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (vers tout pays qui accepterait de recevoir les Anjouanais) restent en attente de la décision de l'OPFRA (office de protection des réfugiés et apatrides) concernant leur demande de droit d'asile.
   

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