Protection animale :

Chiens et chats en surnombre


Publié / Actualisé
Le bilan 2007 du conseil départemental de la santé et de la protection animale, dépendant de la Préfecture, fait état de 11 263 euthanasies de carnivores pratiquées dans les cinq fourrières du département (8 505 chiens et 2 758 chats). Un chiffre élevé principalement lié à l'abandon et à la divagation des animaux domestiques.
Le bilan 2007 du conseil départemental de la santé et de la protection animale, dépendant de la Préfecture, fait état de 11 263 euthanasies de carnivores pratiquées dans les cinq fourrières du département (8 505 chiens et 2 758 chats). Un chiffre élevé principalement lié à l'abandon et à la divagation des animaux domestiques.
L'abandon et la divagation des chiens et chats résultent essentiellement de la reproduction incontrôlée et de la surpopulation des refuges qui peuvent difficilement accueillir de nouveaux animaux en vue de leur adoption, malgré le dévouement de leurs membres.
La divagation entraîne de nombreux problèmes collatéraux comme les accidents de la route, les poursuites et morsures de cyclistes, les poubelles renversées, les attaques de troupeaux et de poulaillers pour les chiens, la forte prédation par les chats d'espèces protégées d'oiseaux.
La problématique du défaut d'identification (bien qu'obligatoire) est constante et participe malheureusement à la déresponsabilisation des propriétaires de ces animaux qui finissent le plus souvent dans les fourrières.

Campagnes de stérilisation

Afin que le nombre d'euthanasies diminue, le conseil départemental de la santé et de la protection animale, présidée par le DSV (direction des services vétérinaires) rappelle aux propriétaires qu'ils doivent maîtriser la reproduction de leur animal en ne le laissant pas divaguer, en le stérilisant, en l'identifiant et en n'abandonnant ni les chiens, ni les chats, ni les portées. Très fréquentes à La Réunion, ces cruelles pratiques d'abandon sont d'autant moins acceptables que les communautés de commune ont dépensé près de 230 000 euros en 2007 pour soutenir des opérations de stérilisation. Ce financement devrait se poursuivre en 2008.

Vacciner les chiens contre la leptospirose

Concernant la leptospirose, il est à noter que si des enquêtes sérologiques peuvent mettre en évidence la présence d'anticorps contre la leptopsirose sur un nombre élevé de chiens (entre 40 et 70 % à La Réunion, près de 66 % en métropole), cela ne signifie pas que ces animaux vont transmettre la maladie à l'homme. En effet, les chiens peuvent être vaccinés. Par ailleurs, le chien est souvent contaminé par un sérotype de leptospire (Leptospira canicola) que l'on retrouve peu chez l'homme. De plus, il est reconnu (rapport du
conseil supérieur d'hygiène publique de France de 2005) que le chien élimine très peu de leptospires dans ses urines, contrairement au rat. Il est donc recommandé, essentiellement pour le protéger, de vacciner son chien contre la leptospirose. L'abandon de son animal par crainte qu'il soit contaminant pour l'homme n'est en aucun cas justifié.
   

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