Travaux publics :

Un syndicat pour les terrassiers


Publié / Actualisé
Certains terrassiers s'interrogent sur la levée de leur barrage filtrant au rond-point du Sacré c?ur du Port le jeudi 11 décembre 2008 après 4 jours de blocage partiel de la circulation. Les grévistes voulaient obtenir en urgence des marchés publics. Élise Hermann et Michel Salem pensent que "l'arrêt du mouvement s'est fait dans la précipitation. Cela a desservi notre cause". Ce lundi 15 décembre, ils annoncent la création d'un syndicat des terrassiers qui sera chargé de défendre leurs intérêts.
Certains terrassiers s'interrogent sur la levée de leur barrage filtrant au rond-point du Sacré c?ur du Port le jeudi 11 décembre 2008 après 4 jours de blocage partiel de la circulation. Les grévistes voulaient obtenir en urgence des marchés publics. Élise Hermann et Michel Salem pensent que "l'arrêt du mouvement s'est fait dans la précipitation. Cela a desservi notre cause". Ce lundi 15 décembre, ils annoncent la création d'un syndicat des terrassiers qui sera chargé de défendre leurs intérêts.
"Nous voulons créer ce syndicat pour atteindre trois objectifs" annoncent les deux terrassiers. "Le premier est la défense de nos intérêts, le deuxième est le suivi de la commande publique et le troisième consiste en la demande d'application du protocole sur la mobilisation des entreprises du Bâtiment et des travaux publics en situation d'urgence" expose Élise Hermann.
Ce protocole est un accord signé le 13 mars 2007 à Paris entre l'État et plusieurs fédérations nationales de travaux publics. Élise Hermann énonce, "il est prévu à l'article 3 alinéa 2 de ce document qu'en cas de situations d'urgence des marchés publics soient créés ou réquisitionnés. Il commente
"il y a donc une réponse légale à notre situation, nous demandons son application, aucun de nos interlocuteurs ne nous en a parlé, il a fallu que l'on trouve nous-mêmes les textes".
La création du syndicat est aussi une réponse au défaut de mobilisation des terrassiers durant le mouvement. "Nous avons été déçus par le manque de soutien des autres terrassiers, nous espérons que la mobilisation sera plus forte avec un syndicat" expliquent Élise Hermann et Michel Salem. "En regardant la mobilisation des lycéens pour leur cause nous regrettons que nous n'ayons pas réussi à créer le même engouement chez nos collègues alors que nous sommes tous touchés par une précarité financière" poursuivent les deux hommes. "Avec le syndicat, nous espérons responsabiliser notre profession" indiquent-ils.
   

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