Saint-Denis - Religion :

Une prière pour la paix en Palestine


Publié / Actualisé
Une prière pour la paix en Palestine, au Sri Lanka et dans le monde entier a été dite à Champ Fleuri (Saint-Denis) ce jeudi 8 janvier 2009. L'initiative est à mettre au compte du groupe de dialogue interreligieux de La Réunion. Le but était de réunir les prières des personnes de cultes différents afin d'aider à l'instauration d'une vraie paix basée sur la justice entre le peuple palestinien et israélien.
Une prière pour la paix en Palestine, au Sri Lanka et dans le monde entier a été dite à Champ Fleuri (Saint-Denis) ce jeudi 8 janvier 2009. L'initiative est à mettre au compte du groupe de dialogue interreligieux de La Réunion. Le but était de réunir les prières des personnes de cultes différents afin d'aider à l'instauration d'une vraie paix basée sur la justice entre le peuple palestinien et israélien.
Idriss Issop-Banian président du groupe de dialogue interreligieux de La Réunion se dit attristé par ce qui se passe au Proche-Orient. Il explique que cette prière publique est organisée pour répondre à l'attente de ceux qui, accablés par cette nouvelle guerre, sont désireux de prier ensemble. "Cette tragédie est une offense à l'homme, une offense à Dieu" exprime-t-il. La communauté bouddhiste, la mosquée chiite du Moufia, la communauté Baha'ie, l'ashram du Port, les églises catholiques, protestantes, baptistes et orthodoxes, et enfin la grande mosquée de Saint-Denis ont uni leurs prières.

Le président du groupe interreligieux, souligne que la tragédie palestinienne n'a pas pour origine un problème religieux, "le problème est politique et géostratégique" dit -il. Idriss Issop-Banian réclame donc une prise de conscience internationale. En prenant comme exemple l'Europe qui a su se construire après deux guerres mondiales, il affirme , "il y a encore de l'espoir pour une paix". L'attitude des dirigeants des deux États, israélien et palestinien, le déçoit, "ils ne se rendent pas compte qu'en ne trouvant pas de solution, c'est leurs peuples qu'ils font souffrir depuis 60 ans". Cette guerre est pour lui une remise en cause de notre civilisation. "Il faut donc entretenir la flamme de l'espérance comme nous le faisons à La Réunion" insiste le président du groupe de dialogue interreligieux.

Giselle confie qu'elle est venue prier pour témoigner de sa solidarité. Le fait d'être loin du conflit n'a pas d'importance, "nous sommes tous frères, on devrait s'entendre" plaide-t-elle. Gisèle se souvient qu'elle est partie à Jérusalem pour un pèlerinage. "J'y ai vu la tension entre les communautés religieuses, les gens circuler avec des armes". La situation des Palestiniens et des Israéliens lui fait souligner "la chance qu'ont les Réunionnais de pouvoir s'entendre malgré leurs différences". Elle sait cependant que "ce qui se passe là-bas pourrait aussi nous arriver".

Iris et Bernard expliquent leur présence à ce rassemblement. "Nous ne sommes pas venus prier que pour les Palestiniens, nous sommes venus également prier pour que les dirigeants de Jérusalem ouvrent les yeux sur l'injustice qu'ils font subir à la Palestine". Pour le couple, cela fait 60 ans que les responsables israéliens oppressent les Palestiniens, l'injustice est donc devenue la norme pour eux. Pour faire la paix, il faut être deux ajoute Bernard, il est donc important que les dirigeants du Hamas soient prêts à pardonner, aussi dur que cela est. "Tuer n'est pas une solution. Il faut renoncer à son ressentiment par la prière" concluent Bernard et Iris.
   

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