Saint-Denis - Camélias, Vauban et Butor :

On rénove


Publié / Actualisé
La Ville de Saint-Denis est engagée dans une opération de rénovation urbaine dans les quartiers des Camélias, Vauban et Butor. Une convention a été signée le 19 octobre 2007, en présence de Fadela Amara, secrétaire d'État à la ville, pour participer au projet national de l'ANRU, l'Agence Nationale pour le Renouvellement Urbain. Une opération relancée par la municipalité actuelle.
La Ville de Saint-Denis est engagée dans une opération de rénovation urbaine dans les quartiers des Camélias, Vauban et Butor. Une convention a été signée le 19 octobre 2007, en présence de Fadela Amara, secrétaire d'État à la ville, pour participer au projet national de l'ANRU, l'Agence Nationale pour le Renouvellement Urbain. Une opération relancée par la municipalité actuelle.
Le quartier Camélias Vauban Butor est l'un des quartiers, classés en zone urbaine sensibles, jugé prioritaire pour bénéficier du programme de rénovation urbaine. Cette zone s'étale sur 120 hectares et regroupe 14 000 habitants, soit 10 % de Saint-Denis. Ce quartier dionysien va donc bénéficier du dispositif de l'ANRU (l'Agence Nationale pour le Renouvellement Urbain), créée en août 2003, pour rénover les quartiers les plus dégradés à travers des financements pluriannuels garantis.

Un des principaux enjeux de cette rénovation urbaine est de favoriser le développement social et économique du secteur. Pour cela, la mairie entend "mener une politique volontariste de dynamisation du commerce dans certains quartiers défavorisés pour développer une offre de services mieux adaptée aux besoins des habitants et renforcer le professionnalisme des pratiques commerciales". Ainsi, tout un travail de valorisation et d'amélioration de la qualité des commerces de ce quartier devra être mené pour "sensibiliser aux méthodes modernes de gestion, de marketing et de développement durable, de revalorisation des vitrines (...) pour améliorer durablement l'offre commerciale de proximité".

Au c?ur de ces quartiers d'habitation, les activités économiques seront renforcées, en axant sur les commerces et services de proximité, ainsi que les services aux entreprises et de tertiaire marchand. L'objectif étant de faire émerger un nouveau centre, complémentaire du centre-ville historique (carré piéton), tout en étant relié à la zone d'activité de Sainte-Clotilde et à l'entrée de la ville. Cette politique d'aide aux commerces tourne autour de plusieurs axes. En premier lieu, elle consiste en un accompagnement des activités existantes, à travers leur maintien ou leur consolidation. L'accent sera également mis sur le renforcement de la vocation commerciale. Enfin, un travail sera réalisé sur la modification de l'environnement urbain (liaisons entre les espaces commerçants, l'accessibilité, le cheminement, le stationnement, etc).


D'une manière générale, la mairie constate un retard structurel au niveau des équipements commerciaux de la zone. Un peu plus de 280 commerces ou entreprises de services à la personne ont été recensées début 2007, autour de quatre axes : l'îlot central de Camélias, la rue de l'amiral Bouvet et les voies qui se ramifient vers cet axe, le pôle du Butor et enfin, l'axe TCSP/Maréchal Leclerc.

D'après les études citées par l'équipe municipale, les commerçants du secteur doivent supporter la concurrence de l'hyper-centre : 85 000 mètres carrés de surface de vente, et au pôle Est qui rassemble, de Sainte-Clotilde au Chaudron, les principales zones commerciales et d'activité de la ville. Les commerçants sont aussi confrontés à une autre réalité : le taux d'évasion de leur clientèle est d'environ 48%. À cela s'ajoute une population plutôt défavorisée : la clientèle de la zone a un panier annuel moyen inférieur de 23 % à la moyenne réunionnaise.

Les autres enjeux de la rénovation urbaine qui accompagneront la redynamisation de l'offre commerciale portent sur le logement et le renforcement de la cohésion sociale et territoriale.
L'offre de logement sera diversifiée, en introduisant dans les zones d'habitat social, des logements en accession à la propriété, afin de renforcer la valeur foncière du quartier, qui pourra devenir un quartier comme les autres et non plus un quartier estampillé "sensible". Un effort important est également à porter sur la mixité sociale du quartier rénové.

Enfin, en matière de circulation et de déplacement au sein de ce quartier en voie de renouvellement, le nouveau tronçon du boulevard Sud apporte des facilités de dessertes entre ce quartier et la ville-centre.De plus, l'ouverture de la ville sur le littoral et la réalisation du futur tram train permettront d'unifier la ville en offrant une meilleure accessibilité des habitants aux services, mettant un terme à l'enfermement et à l'isolement des quartiers.
   

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