Collectif contre la vie chère :

62 revendications


Publié / Actualisé
Entamée le 10 février 2009, la plateforme revendicative du Cospar (collectif des organisations syndicales, partis et associations de la Réunion contre la vie chère) est finalisée. Elle a été présentée à la presse ce lundi 2 mars. La plateforme comprend 62 revendications et tourne autour de trois axes principaux : l'emploi et les salaires, les prix et enfin le logement. L'organisation de la manifestation du 5 mars prochain a par ailleurs été évoquée au cours de cette rencontre avec la presse. "Il ne s'agit pas d'une grève générale. Nous verrons des suites à donner au mouvement après la manifestation", prévient Ivan Hoarau, porte-parole du Cospar.
Entamée le 10 février 2009, la plateforme revendicative du Cospar (collectif des organisations syndicales, partis et associations de la Réunion contre la vie chère) est finalisée. Elle a été présentée à la presse ce lundi 2 mars. La plateforme comprend 62 revendications et tourne autour de trois axes principaux : l'emploi et les salaires, les prix et enfin le logement. L'organisation de la manifestation du 5 mars prochain a par ailleurs été évoquée au cours de cette rencontre avec la presse. "Il ne s'agit pas d'une grève générale. Nous verrons des suites à donner au mouvement après la manifestation", prévient Ivan Hoarau, porte-parole du Cospar.
Un peu moins d'un mois a suffi au Cospar pour mettre d'accord les près de 50 organisations membres. Soulignant l'important travail qui a été mené, Jean-Pierre Rivière, représentant du collectif, s'est réjouit de l'union "historique" de syndicats, de politiques et d'associations à La Réunion. Cette union a abouti à la présentation ce lundi 2 mars 2009 de la plateforme revendicative du Cospar. Elle compte 62 revendications reprenant "l'ensemble des problématiques à La Réunion".

Parmi ces propositions, certaines visent à l'amélioration des conditions de vie des Réunionnais "à court terme". Ce sont les "mesures d'urgences sociales" défendues par le Cospar depuis sa création, à savoir l'augmentation de 200? des bas salaires, des minima sociaux, des retraites et des bourses, la baisse de 20% des produits de consommation courante, le gel de loyers des logements sociaux et la baisse du prix de la bouteille de gaz de 5?. "Il faut d'abord répondre à l'urgence sociale pour ensuite travailler sur des projets de sociétés", explique Ivan Hoarau.

Les autres propositions sont en effet ces projets de société qui doivent apporter des solutions à plus long terme. Parmi les revendications concernant l'emploi et les salaires, le Cospar demande la sauvegarde des emplois menacés par la crise, la mise en place de mesures en faveur de l'embauche et l'augmentation des salaires. Concernant les prix, le collectif propose un ensemble de mesures visant à l'amélioration du pouvoir d'achat des Réunionnais mais aussi à lutter contre les monopoles et les ententes illicites. Enfin, parmi les mesures concernant le logement, le collectif souhaite l'augmentation des aides, notamment l'allocation logement, la construction de plus de logements sociaux ainsi que l'accès prioritaire à ces habitations aux plus nécessiteux. "Ces propositions devront faire l'objet de négociations mais nous espérons qu'elles seront toutes acceptées", affirme Jean-Pierre Rivière.

Mais pour l'instant, "c'est silence radio du côté du gouvernement et du patronat", constate le porte-parole du collectif. C'est pour cette raison que le Cospar espère que la manifestation du 5 mars sera un "grand succès". "Plus nous serons nombreux dans la rue, plus la balance penchera en notre faveur lors des négociations", espère Jean Hugues Ratenon.

Le 5 mars prochain, deux manifestations sont prévues dès 9 heures. A Saint-Pierre, le cortège partira de la ZAC Canabady. A Saint-Denis, les manifestants se retrouveront à l'ancienne gare routière puis traverseront le boulevard de l'Océan, la rue Maréchal Leclerc et la rue de Paris pour se retrouver à la Place du Barachois où des animations seront organisées pour garder la mobilisation intacte tout au long de la journée. A la question des risques de débordements lors de la manifestation, le collectif affirme avoir discuté avec le Préfet pour que la sécurité soit assurée. Il en appelle aussi à la responsabilité de chacun pour que la journée se déroule dans le calme.
   

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