Crash au large des Comores :

Des corps en cours d'identification en Tanzanie


Publié / Actualisé
Selon une information publiée par le Post, des corps des passagers de l'Airbus A 310 de la compagnie Yemenia auraient été retrouvés sur les plages de Mafia, une île tanzanienne. L'Airbus A 310 s'est abîmé ans l'Océan Indien, au larges des Comores, le mardi 30 juin 2009, avec 153 personnes à bord. Seule une adolescente de 14 ans, Bahia Bacari, a survécu à la catastrophe.
Selon une information publiée par le Post, des corps des passagers de l'Airbus A 310 de la compagnie Yemenia auraient été retrouvés sur les plages de Mafia, une île tanzanienne. L'Airbus A 310 s'est abîmé ans l'Océan Indien, au larges des Comores, le mardi 30 juin 2009, avec 153 personnes à bord. Seule une adolescente de 14 ans, Bahia Bacari, a survécu à la catastrophe.
Absalom Mwakyoma, le commandant de police de la région de Pwani, en Tanzanie, a déclaré : "Oui, nous avons bien cette information, qui concerne quatre corps retrouvés. Mais j'aimerais y aller voir par moi-même, et je vais y aller par bateau". Le Post ajoute qu'il a précisé : "le fait que les corps soient ceux d'occupants de l'avion de la compagnie yéménite n'a pas été confirmé. C'est pourquoi je m'y rends, pour vérifier".
Selon le site de L'Express.fr, la police tanzanienne cherche à déterminer si les débris qui ont été vus flottant à proximité des corps appartiennent bien à l'Airbus de Yemenia.
L'île de Mafia est située au large des côtes tanzaniennes et au nord-ouest du lieu où l'Airbus A310 se serait crashé.

Le Premier ministre François Fillon se rendra à Moroni dans le cadre du séjour qu'il effectuera à La Réunion et à Mayotte du jeudi 9 au samedi 11 juillet. Il "apportera le soutien de la France dans l'épreuve qui frappe les Comores" indique Matignon.

Par ailleurs, Yemenia Airlines menace d'annuler une commande évaluée au total à deux milliards de dollars (1,44 milliard d'euros) de dix appareils Airbus A350, à moins que l'avionneur européen ne montre "un soutien médiatique et moral" concernant ce désastre, indique l'agence de presse Reuters.

"Si nous ne recevons aucun soutien du constructeur, nous pourrions reconsidérer un protocole d'accord signé précédemment pour l'achat de dix 350", a dit à Reuters Abdul-Khaliq al-Qadi, le président de la compagnie aérienne yéménite. À la question de savoir quel type de soutien il attendait, Qadi a répondu: "un soutien médiatique et moral, après l'accident". Il a ajouté : "Yemenia s'attend à un soutien de la part du constructeur car son histoire de plus de 40 ans témoigne de sa compétence".
Le crash a suscité des questions sur les pratiques en matière de sécurité de Yemenia Airlines et la colère de Comoriens vivant en France.

Un porte-parole d'Airbus, filiale du groupe européen de défense et d'aéronautique EADS, a déclaré de son côté que l'avionneur avait proposé toute l'aide nécessaire et possible après ce crash. "Dans toutes les enquêtes, il y a des directives strictes (sur la communication aux médias) auxquelles nous et tout le monde doit se conformer et que nous avons appliquées rigoureusement", a ajouté un porte-parole d'Airbus.
   

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