Image de la femme :

Associations et communicants en parlent


Publié / Actualisé
La Ville de Saint-Denis organisait ce matin, vendredi 4 septembre 2009, une réunion débat sur la mise en place d'une charte sur l'image de la femme. Associations de défense des femmes, d'affichage et de publicité étaient présentes autour de la table pour débattre des conditions de mise en place d'une telle charte. Du côté du monde de la presse, pas grand monde si ce n'est le rédacteur en chef du magazine Belle. L'objectif de tous était le même, "mettre un terme à l'image dégradante de la femme dans les publicités".
La Ville de Saint-Denis organisait ce matin, vendredi 4 septembre 2009, une réunion débat sur la mise en place d'une charte sur l'image de la femme. Associations de défense des femmes, d'affichage et de publicité étaient présentes autour de la table pour débattre des conditions de mise en place d'une telle charte. Du côté du monde de la presse, pas grand monde si ce n'est le rédacteur en chef du magazine Belle. L'objectif de tous était le même, "mettre un terme à l'image dégradante de la femme dans les publicités".
Ils étaient une vingtaine à s'asseoir autour de la table ce vendredi 4 septembre afin de discuter d'une problématique d'actualité, celle de l'image de la femme. Après les nombreuses affaires de violences faites aux femmes et celle de l'affiche du salon de 2 roues qui a été retirée par la municipalité de Saint-Denis, Monique Orphé, adjointe au maire du chef-lieu, a jugé nécessaire de mettre en place cette table ronde avec les entreprises du domaine de la communication. Des entreprises qui n'étaient pas nombreuses à faire le déplacement.

Sur la vingtaine de participants, plus de la moitié était des associations de défense des femmes telles que l'association Chance Egale, Femmes Solid'Air ou bien le Collectif pour l'élimination des violences faites aux femmes. Du côté des professionnels de la communication, on peut noter la présence d'agences de publicité comme l'agence Court Circuit, de sociétés de communication comme Medicis Tom Pouce ou encore d'afficheurs comme Publicolor & Sra & Colorsystem.

L'univers de la presse n'était représentée que par le rédacteur en chef du magazine Belle. L'absence des autres sociétés était remarquée puisque, pour les différentes associations et les représentants des entreprises, "le monde de la presse a une grande part de responsabilité dans la dégradation de l'image de la femme". Télévision, radio et presse écrite, aucun média n'est épargné par les critiques.

Tous les protagonistes de cette rencontre sont unanimes pour dire qu'il faut "protéger l'image de la femme". Les uns parlent de la signature d'une charte par les sociétés de communication ainsi que les communes, d'autres parlent du vote d'une loi qui s'imposerait à tous. C'est l'idée de la signature d'une charte qui est privilégiée car "la mise en place d'une loi est un travail de longue haleine". Concernant la charte, la question qui se pose est celle de son cadre. "Quelles sont les limites qui doivent être fixées ?", s'interroge Sven Daudon pour l'agence Court Circuit. "Sur quels critères fonde t-on notre jugement ? Faut-il interdire les publicités avec des femmes ?", ajoute t-il.

Autre problématique mise en avant, celle du rôle des organes de communication dans la diffusion de ces images. Pour les représentants des associations de défense des femmes, "tous ont une part de responsabilité mais personne n'ose la prendre". L'exemple pris est celui de l'affiche pour le salon des 2 roues montrant une femme de dos dans une position suggestive. Autour de la table, tous les entrepreneurs sont unanimes pour dire que cette affiche est "dégradante". Mais pour Monique Orphé, "les sociétés d'affichages auraient pu refuser cette publicité. Rien n'a été fait". "Ce n'est pas normal que ce soit le dernier maillon de la chaîne, la municipalité, qui prenne cette décision", lance t-elle.

Cette réunion débat montre que cette question mêle éthique et économique. C'est pour trouver une position consensuelle dans une charte qui "doit être signée par un maximum de personnes" que plusieurs réunions se succéderont jusqu'au début du mois d'octobre. "Je souhaite qu'une charte soit signée pour le 2 octobre, date de la journée mondiale de lutte contre les violences", espère Monique Orphé.

   

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