ARAST - Projet de reprise des salariés :

Le "oui" des syndicats


Publié / Actualisé
L'intersyndicale CFDT, CFTC, CGTR, UNSA, Solidaires est favorable au projet de reprise présenté par des salariés de l'ARAST (association régionale d'accompagnement social territorialisé). Les syndicats donc demandent au conseil général de soutenir financièrement ce projet.
L'intersyndicale CFDT, CFTC, CGTR, UNSA, Solidaires est favorable au projet de reprise présenté par des salariés de l'ARAST (association régionale d'accompagnement social territorialisé). Les syndicats donc demandent au conseil général de soutenir financièrement ce projet.
"Selon l'administrateur judiciaire, des neuf offres de reprise d'activité, seule celle de salariés est globale et réellement protectrice d'emplois avec plus de 900 postes préservés" souligne l'intersyndicale. Les salariés projettent, notamment, la création d'une société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) qui emploierait 860 personnes au service des aides à domicile.

Cette forme juridique permettant aux collectivités d'intégrer le directoire de la structure "n'est viable qu'à condition que le conseil général participe à hauteur de 20% du capital et accepte de relever la tarification de laide à domicile" remarque l'intersyndicale.

L'administrateur judiciaire a en effet rendu un avis défavorable sur la proposition des salariés au motif que le conseil général ne s'est pas engagé "sur le financement du besoin en fonds de roulement (du projet - ndlr), sur la participation au capital de la SCIC et sur la tarification proposée" pour l'aide à domicile (18,79 euros de l'heure pour 2010 alors que le Département prévoit un tarif de 17,75 euros).

Les syndicats demandent donc au conseil général de "mettre en ?uvre tous les moyens pour accompagner le projet des salariés et ainsi pérenniser toutes les missions de l'ARAST".

Le projet de reprise présenté par les salariés - réunis en collectif pour la sauvegarde des emplois et des activités - prévoit la création d'une société coopérative d'intérêt collectif. Elle emploierait 860 personnes au service des aides à domicile. Une deuxième structure, associative, serait dédiée à la protection des enfants et des familles avec 108 salariés à son service. Un troisième pôle prendrait la forme d'une plateforme de services réunissait 21 salariés affectés au fonctionnement des deux autres structures : comptabilité, paiement, relations humaines, formations et autres. Enfin, une dernière association serait créée pour porter l'offre relative à l'activité microcrèche.

Le tribunal de commerce de Saint-Denis se prononcera sur le sort de l'ARAST ce lundi 23 novembre 2009.

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !