Lutte contre les violences conjugales :

Femmes battues : la musique au service de la lutte


Publié / Actualisé
Suite à la journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes ce mercredi 25 novembre 2009, une marche blanche lumineuse est organisée ce samedi 28 novembre. Entre hommage solennel et rassemblement festif, cette marche se terminera par une série de concerts gratuits proposés par de célèbres artistes. Une nouvelle venue dans le monde de la chanson rendra également hommage à ces femmes battues et perdues. A sa façon, au travers d'une composition écrite avec l'espoir de toucher les c?urs des victimes et des agresseurs, Emmanuelle Peters, la s?ur d'Alain Peters, sort un single de deux titres destiné à lutter contre ce fléau des violences conjugales.
Suite à la journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes ce mercredi 25 novembre 2009, une marche blanche lumineuse est organisée ce samedi 28 novembre. Entre hommage solennel et rassemblement festif, cette marche se terminera par une série de concerts gratuits proposés par de célèbres artistes. Une nouvelle venue dans le monde de la chanson rendra également hommage à ces femmes battues et perdues. A sa façon, au travers d'une composition écrite avec l'espoir de toucher les c?urs des victimes et des agresseurs, Emmanuelle Peters, la s?ur d'Alain Peters, sort un single de deux titres destiné à lutter contre ce fléau des violences conjugales.
" Combien, combien faudra encore
Pou casse ce mauvais sort
Pou gard' nout liberté
Sans ferme le ziéu
Pou garde nout dignité
Sans ferme le ziéu "

Cet appel à réagir est extrait de la chanson "Femmes" qu'Emmanuelle Peters interprétera ce samedi 28 novembre après la marche blanche lumineuse.
Emmanuelle Peters, assistante sociale au collège Juliette Dodu et au collège de la Montagne (Saint-Denis) connaît bien le problème. Presque trop. "J'ai connu trois femmes de mon entourage proche qui sont tombées sous les coups de leur conjoint. Et depuis 20 ans, je vois beaucoup de mères, des femmes battues, qui ressentent une grosse culpabilité à en parler, qui trop souvent pensent qu'elles n'ont pas d'autres possibilités que de subir ces violences pour le bien de leur enfant." C'est en pensant à toutes ces femmes que l'assistante sociale/artiste a écrit cette chanson. Pour leur faire passer un message de résistance, un appel à se battre, ne plus subir, reprendre le contrôle de sa vie, de son corps, pour retrouver son âme.

Emmanuelle Peters passe pas la musique parce que c'est "un langage universel et rapide, un support qui peut passer à la radio et toucher un grand nombre de personnes". Mais il y a probablement d'autres raisons. Une autre au moins. Selon son expérience "les coups viennent à la place des mots qui n'existent pas et cela se répercute ensuite sur l'enfant avec qui souvent, les parents ne communiquent pas non plus". Alors Mme Peters, qui elle aussi est une maman, passe probablement par la musique pour trouver les mots qui pourraient manquer à ces mères que leurs maris font taire.

Dans cette chanson, les prénoms de 14 femmes assassinées par leur époux ou ex-conjoint surgissent, ils résonnent comme des signaux d'alarmes au son de la voix de Jacqueline Farreyrole.

Un petit livret accompagne également le single. Un carnet loin d'être anodin. Chaque page regorge de numéros de téléphone utiles en cas d'urgences, pour les femmes, les hommes ou les enfants victimes de violences. Un petit livret paré d'un poème, rédigé pour l'occasion, par la même Jacqueline Farreyrole.

Ce single et son livret ont été commandé par le Conseil Général et la mairie de Saint-Denis dans l'idée de les distribuer gratuitement. Le Conseil Général l'a déjà fait, ce mercredi 25 novembre au cours de l'inauguration de la statue érigée en l'honneur des femmes battues au Jardin de l'Etat. La Mairie en fera peut-être autant ce samedi au cours de la marche blanche.

Après la marche blanche lumineuse, après le discours des officiels, le sérieux de la cérémonie laissera donc place à ce concert mais à bien d'autres. Dans le désordre, JF Gong, l'indigo, Christine Salem ou encore Bernardette ladauge avec sa troupe et d'autres artistes seront présents.

A La Réunion, deux fois plus de femmes meurent des suites de coups et blessures sur l'île comparé à la métropole. Entre 2006 et 2009, plus d'une dizaine de femmes en ont payé le prix éternel, de même que certains enfants.

   

1 Commentaire(s)

Tiss, Posté
Je pense que les femmes doivent avoir la force de porter plainte quand leur conjoint ou leur ex-conjoint leur frappe pour des raisons moins importantes.