Fêtes de fin d'année :

Le sapin péi fait de la résistance


Publié / Actualisé
Pratique, sans entretien particulier, d'une durée de vie non limitée... À l'approche de Noël, le sapin artificiel séduit de plus en plus les foyers réunionnais au détriment du sapin naturel. Et pourtant, nos sapins "péi" font de la résistance. À Bras-Panon, la famille Gossard s'est lancée, il y a 16 ans, dans la plantation d'Araucaria Excelsa. L'espèce plus appropriée aux zones littorales fait d'excellents arbres de Noël. Les Gossard en vendent plus de 400 tous les ans. Avec ses 2 hectares, l'exploitation est la plus grande de La Réunion.
Pratique, sans entretien particulier, d'une durée de vie non limitée... À l'approche de Noël, le sapin artificiel séduit de plus en plus les foyers réunionnais au détriment du sapin naturel. Et pourtant, nos sapins "péi" font de la résistance. À Bras-Panon, la famille Gossard s'est lancée, il y a 16 ans, dans la plantation d'Araucaria Excelsa. L'espèce plus appropriée aux zones littorales fait d'excellents arbres de Noël. Les Gossard en vendent plus de 400 tous les ans. Avec ses 2 hectares, l'exploitation est la plus grande de La Réunion.
"Choisir soi-même son sapin est plus une recherche d'authenticité, une notion de plaisir, qu'une démarche écologique", explique Julien Gossard. S'étalant sur 2 hectares au chemin Rivière du Mât (Bras-Panon), la plantation des Gossard compte 10 000 pieds d'Araucarias. Seulement 30 à 50% des arbres sont commercialisables. Les autres sont détruits par les exploitants car présentant des défauts et des malformations.

Chaque année, de 400 à 450 sapins de la famille Gossard sont vendus à 27 euros à des particuliers ou à des collectivités. Paradoxalement, dans le même temps, une grande surface dionysienne spécialisée dans l'aménagement intérieur annonce le chiffre d'un millier de sapins artificiels vendus tous les ans pour des prix allant de 30 à 50 euros. "Un particulier vivant en appartement se portera plus sur un sapin artificiel pour un point de vue pratique" avance comme explication Julien Gossard.

Dans l'exploitation de la Rivière du Mât, les clients viennent eux-mêmes choisir leur arbre dans la forêt. Il sera abattu devant eux et ils pourront ensuite le transporter chez eux soigneusement emballé. Un ingénieux système d'emballage permet de faire entrer le sapin dans une petite voiture de tourisme.

Julien Gossard ne cache pas que la vente de sapins naturels stagne depuis quelques années. Elle continue toutefois à séduire une clientèle fidèle qui grâce au bouche-à-oreille parvient à attirer de nouveaux clients.

Émilie Sorres
   

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