Social - Action des anciens salariés de l'ARAST :

Un huissier débarque au conseil général


Publié / Actualisé
Un huissier mandaté par Nassimah Dindar, présidente du Département, est arrivé ce mercredi 13 janvier 2010 vers 13h pour signifier aux anciens salariés de l'Arast qu'ils occupent illégalement l'enceinte du palais de la Source. Cette intervention a lieu quelques heures après que les manifestants aient fait parvenir un courrier à Mme Dindar signalant leur volonté de laisser l'hémicycle aux élus pour qu'ils autorisent le versement de l'aide d'urgence de 1000 euros promise par la présidente ce vendredi 8 janvier. 200 personnes occupent actuellement le conseil général et 10 d'entre eux font une grève de la faim.
Un huissier mandaté par Nassimah Dindar, présidente du Département, est arrivé ce mercredi 13 janvier 2010 vers 13h pour signifier aux anciens salariés de l'Arast qu'ils occupent illégalement l'enceinte du palais de la Source. Cette intervention a lieu quelques heures après que les manifestants aient fait parvenir un courrier à Mme Dindar signalant leur volonté de laisser l'hémicycle aux élus pour qu'ils autorisent le versement de l'aide d'urgence de 1000 euros promise par la présidente ce vendredi 8 janvier. 200 personnes occupent actuellement le conseil général et 10 d'entre eux font une grève de la faim.
"Nous tenons à montrer que nous sommes là et que nous ne bougerons pas tant que le problème ne sera pas réglé. Mais si une commission permanente veut se réunir pour autoriser le versement de l'aide d'urgence de 1000 euros (promise par Nassimah Dindar ce vendredi 8 janvier-NDLR) nous sommes prêts à dégager l'hémicycle en moins de cinq minutes.", déclarait Patrick Grosset, l'un des porte-parole de l'Arast, avant de voir débarquer l'huissier de justice.

Un courrier en ce sens, signé de la main de Paul junot, secrétaire général de la CFDT, avait été remis à la présidente du Département, Nassimah Dindar, ce mercredi matin.

Par ailleurs, l'ensemble des élus de l'opposition du conseil général demande, depuis ce mercredi matin, la tenue d'une assemblée plénière extraordinaire dans les plus bref délais. Ils représentent un tiers des élus.

Un mouvement de grève de la faim à démarré ce lundi 11 janvier. Sophia, une aide à domicile, a été contrainte de rentrer chez elle suite à un malaise ce mercredi tôt dans la matinée.

Mimose, ex-technicienne d'intervention sociale et familiale, Yolaine, ex-responsable de secteur, Lucie ex-chef de service, Corinne, ex-agent administrative et Paul Junot, dirigeant de la CFTC continuent quant à eux leur combat rejoints ce mercredi matin par Yohan, ex-technicien d'intervention sociale et familiale, Frédérico ex-chef de secteur, Patricia, ex-technicienne d'intervention sociale et familiale, et Francis ex-employé.


"Toutes les portes se sont fermées devant nous. Ce moyen d'action était notre dernier recours. Nous sommes prêts à aller jusqu'au bout de nos forces" avait alors noté Corinne.


"Nous avons tout essayé pour montrer notre détresse, personne ne nous a écouté. Il ne nous restait plus que ce moyen pour essayer de nous faire entendre" avait-elle continué. "Notre grève est symbolique. On ne peut pas se laisser faire sans réagir" avait remarqué Mimose.

Yolaine avait résumé la pensée de tout le monde en notant : "nous ne demandons pas la charité. Nous réclamons notre dû. Nous voulons nos indemnités. Peu nous importe de savoir qui doit les payer. Ils s'arrangeront entre eux après nous avoir versé notre argent".



Rappelons que le problème vient de l'incertitude sur "l'identité" du payeur. L'AGS (association pour la gestion du régime d'assurance des créances des salariés) estime que le Département à l'obligation légale d'intégrer les travailleurs sociaux. Elle ajoute que cette intégration entraînerait automatiquement une continuité d'activité et qu'il n'y aurait donc pas de licenciement...ni d'indemnités à verser. Le Conseil Général affirme au contraire que les salariés ont été licenciés de fait par la décision du tribunal de commerce de liquider l'association d'aide à domicile. Le total des indemnités est évalué à plus de 25 millions d'euros. Une somme que l'AGS, déjà en difficulté, aura sans doute du mal à payer...

Une délégation de trois ex-salariés de l'Arast (association régionale d'accompagnement social territorialisé) a rendez-vous avec Yves BARROUX, le directeur général de l'Iedom (la banque centrale déléguée
 au service de l'Outre-mer) ce mercredi 13 janvier 2010 à 14h. Ils espèrent obtenir un traitement indulgent de leurs dossiers.

   

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