Plainte pour "propos diffamatoires" :

Yann de Prince prépare une "contre-attaque"


Publié / Actualisé
La polémique sur le réseau Gazelle continue. La Réunion numérique (LRN) Loret Télécom et Médiaserv annonçaient ce mardi 23 février 2010 engager une procédure judiciaire à l'encontre de Yann de Prince, PDG de Mobius, une société spécialisée dans l'accès à Internet. Ce vendredi 26 février, Yann de Prince, qui avait fermement critiqué le rapport d'activité 2008 de LRN, la société chargée de gérer le réseau de la Région et avait évoqué un possible " détournement de fonds publics ", annonce une " contre-attaque ". " Je compte bien me défendre et profiter de cette plainte pour faire la lumière sur tout cela. Je suis allé en métropole pour rencontrer les autorités compétentes. " Pour l'heure, pas de dépôt de plainte : " Les dossiers sont dans mon cartable et les choses suivent leur cours. Mais on ne fait pas de gesticulations comme cela pour ne rien faire ensuite, " avertit le directeur de Mobius /iZi.
La polémique sur le réseau Gazelle continue. La Réunion numérique (LRN) Loret Télécom et Médiaserv annonçaient ce mardi 23 février 2010 engager une procédure judiciaire à l'encontre de Yann de Prince, PDG de Mobius, une société spécialisée dans l'accès à Internet. Ce vendredi 26 février, Yann de Prince, qui avait fermement critiqué le rapport d'activité 2008 de LRN, la société chargée de gérer le réseau de la Région et avait évoqué un possible " détournement de fonds publics ", annonce une " contre-attaque ". " Je compte bien me défendre et profiter de cette plainte pour faire la lumière sur tout cela. Je suis allé en métropole pour rencontrer les autorités compétentes. " Pour l'heure, pas de dépôt de plainte : " Les dossiers sont dans mon cartable et les choses suivent leur cours. Mais on ne fait pas de gesticulations comme cela pour ne rien faire ensuite, " avertit le directeur de Mobius /iZi.
" Cette plainte n'est pas une surprise, dès le lendemain de mon annonce dans la presse de cette possibilité de détournements de fonds publics, Mediaserv et LRN avaient prévu leurs actions. Mais j'aurais préféré qu'ils apportent des réponses, plutôt que de crier à l'injustice, " explique Yann de Prince. Et d'ajouter : " Beaucoup de personnes font l'objet d'une plainte dans cette affaire, pas seulement ma société et moi. Jean-Paul Virapoullé (ndrl - le sénateur de Saint-André avait dénoncé la gestion du dossier, affirmant de son côté que " la Région a sacrifié Gazelle aux intérêts privés ") et le site Zinfos sont également mis en cause par Mediaserv et LRN depuis ce mercredi. On se demande si les frais d'avocats vont être partagés entre La Réunion Numérique et Mediaserv, " ironise le patron de Mobius.

Yann de Prince justifie sa démarche : " Dans cette affaire, je n'ai fait que souligner la confusion qui existe entre Mediasev, fournisseur d'accès internet privé, et La Réunion Numérique, financée par de l'argent public. Il ne faut surtout pas que des fonds publics aillent dans les poches d'un FAI privé. " LRN, pour sa part, estime que contrairement aux " affirmations diffamatoires " de Yann de Prince, " les subventions n'ont donc, en aucun cas, été apportées dans le Groupe Loret ou dans une holding imaginaire des îles Vierges. Les subventions perçues ont été intégralement affectées au développement du haut débit à La Réunion. "

Pour rappel, la Région avait organisé une conférence de presse mercredi 17 février pour donner sa version des faits et rejeter d'un bloc les accusations des uns et des autres. " En ce qui me concerne, je n'ai fait que commenter un rapport de la Région sur les activités de son délégataire publique. Cette remontée de 12,9 millions d'euros n'était pas normale, " estime Yann de Prince. " La Région a enquêté là-dessus. Mais aujourd'hui on ne sait toujours pas où est cet argent, on sait qu'il y a eu des mouvements, c'est tout, " note Yann de Prince. La Région avait expliqué qu'un " pré-audit des comptes de la LRN avait été lancé " pour vérifier l'existence d'un éventuel " préjudice ". Le rapport établissait " qu'aucune irrégularité n'avait été constatée ", un " audit complet de la société " avait tout de même été " conseillé ". " C'est notre travail de contrôler, on ne s'arrêtera pas là, " avait prévenu la Région en conférence de presse le 17 février.

   

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