Entreprises :

Harcèlement moral : un accord en bonne voie


Publié / Actualisé
Les membres de l'UNSA-SAD ont rappelé en conférence de presse ce vendredi 2 avril 2010 "l'urgence de mettre en place des actions de prévention et de réduction des risques psychosociaux au travail". L'UNSA-SAD constate que "toujours plus de facteurs psychosociaux émergent dans toutes les entreprises engendrant stress, mal-être, souffrance, déprime, démotivation et dépression chez les salariés", un phénomène "à ne surtout pas banaliser" prévient l'organisation syndicale. Aucune entreprise ne serait épargnée, selon le syndicat. Un accord devrait être signé prochainement et serait "une avancée significative" vers la reconnaissance des risques psychosociaux en entreprises.
Les membres de l'UNSA-SAD ont rappelé en conférence de presse ce vendredi 2 avril 2010 "l'urgence de mettre en place des actions de prévention et de réduction des risques psychosociaux au travail". L'UNSA-SAD constate que "toujours plus de facteurs psychosociaux émergent dans toutes les entreprises engendrant stress, mal-être, souffrance, déprime, démotivation et dépression chez les salariés", un phénomène "à ne surtout pas banaliser" prévient l'organisation syndicale. Aucune entreprise ne serait épargnée, selon le syndicat. Un accord devrait être signé prochainement et serait "une avancée significative" vers la reconnaissance des risques psychosociaux en entreprises.
Le code du travail stipule qu'"aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel."

Mais pour le syndicat, il faut aller plus loin. Le but de l'UNSA-SAD, c'est de "faire changer les choses, en relation avec le CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail), la Médecine du travail, l'Inspection du travail pour aboutir à une prise en charge et à une amélioration de cette situation". Le syndicat milite pour la prise en compte de l'organisation et de l'environnement du travail comme "facteurs potentiels de stress pouvant être à l'origine de situations de harcèlement et de violence."

Un accord devrait être signé prochainement. "Les rôles de victimes et d'agresseur seront bien identifiés, le flou actuel ne persistera plus," assure Eric Chavriacouty, secrétaire général adjoint de l'UNSA.

"Cet accord ne devrait fonctionner que pour les entreprises de plus de 1 000 salariés, l'UNSA travaillera à ne pas faire des petites entreprises des laissées-pour-compte," prévient Denise Sidambarompoullé de l'UNSA-SAD.

"Il ne faut pas banaliser le harcèlement et en faire une fatalité de la société." Tel était le message lancé par l'UNSA ce vendredi. "Il ne s'agit pas d'une conséquence de la crise économique actuelle, c'est une dérive d'un laxisme organisationnel dans l'Entreprise. Le stress est bien une pathologie professionnelle," insiste Denise Sidambarompoullé.

L'UNSA-SAD est une structure régionale syndicale dédiée aux Services et Activités Diverses (milieu associatif, sportif, animation, entreprises privées qui ont des missions de service public telles que la CAF et la CGSS...). Lancée en août 2009, la structure vient d'officialiser son acte de naissance ce vendredi devant la nécessité de "structuration sociale et de représentation syndicale" dans le contexte actuel.

   

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