Collectif Nou vé nout tram :

La fin du tram-train, un "gaspillage des fonds publics"


Publié / Actualisé
Le collectif Nou vé nout tram a rappelé son attachement au projet tram-train ce mercredi 28 avril lors d'une conférence de presse organisée sur le nouveau pont de la Rivière des Pluies. Un pont construit sous la mandature de Paul Vergès et qui devait également accueillir le tram-train. "Abandonner le tram-train, c'est cautionner l'abandon d'investissements déjà engagés", lance Krishna Damour, porte-parole du collectif . Il prévoit de "prendre contact avec l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin pour porter cette affaire au niveau national". Des représentants du collectif Agir pou nou tout, de l'Alliance des jeunes et du syndicat Vigilance Terrassiers Réunionnais étaient également présents à cette conférence de presse.
Le collectif Nou vé nout tram a rappelé son attachement au projet tram-train ce mercredi 28 avril lors d'une conférence de presse organisée sur le nouveau pont de la Rivière des Pluies. Un pont construit sous la mandature de Paul Vergès et qui devait également accueillir le tram-train. "Abandonner le tram-train, c'est cautionner l'abandon d'investissements déjà engagés", lance Krishna Damour, porte-parole du collectif . Il prévoit de "prendre contact avec l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin pour porter cette affaire au niveau national". Des représentants du collectif Agir pou nou tout, de l'Alliance des jeunes et du syndicat Vigilance Terrassiers Réunionnais étaient également présents à cette conférence de presse.
"Un gaspillage des fonds publics", c'est ainsi que Krishna Damour qualifie l'annonce faite par la nouvelle majorité régionale de mettre fin au projet tram-train. En effet, pour le représentant du collectif Nou vé nout tram, "de nombreux investissements ont déjà été faits" alors que le chantier n'a pas encore été lancé.

Parmi ces investissements, les études et les enquêtes publiques, les procédures d'expropriation mais aussi des aménagements dont le nouveau Pont de la Rivière des Pluie qui comprend une zone où devait circuler le tram-train. "Cette extension a coûté 20 millions d'euros et aujourd'hui on veut l'abandonner", dénonce le porte-parole. Il rappelle également les indemnités de dédommagement "importantes" que la Région devra payer au groupement Tram'Tiss si la fin du projet de voie ferrée est confirmée. Il évalue ces indemnités à "300 à 500 millions d'euros". "Les Réunionnais paieront pour ne rien construire", résume Krishna Damour.

"Il faut arrêter avec la démolition systématique des projets lorsqu'une nouvelle majorité arrive à la tête d'une collectivité", souligne t-il. Pour le représentant du collectif, "ce projet compte plus d'avantages que d'inconvénients". À savoir, "la création de milliers d'emplois dans le secteur du BTP, un mode de transport écologique et moderne et une alternative au tout-voiture". "Le tram-train ne peut pas se faire sans bus", complète t-il. Le collectif préconise en effet un "maillage" des deux modes de transport pour "irriguer en horizontal et en vertical l'ensemble du territoire".

"À une époque où tous les pays d'Europe souhaitent adopter ce mode de transport, la Région veut l'abandonner. Comment les grandes entreprises mondiales nous accorderont-elles leur confiance lorsqu'il faudra construire la nouvelle route du littoral", s'interroge t-il. Face à cette situation, le collectif a décidé d'interpeller l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, "artisan du protocole de Matignon". "Je souhaite que ce débat soit élevé au niveau national", explique t-il. Par ailleurs, Krishna Damour prévoit de déposer une motion à la Région afin d'exposer "les doléances" du collectif.

L'Alliance des jeunes pour la formation et l'emploi à la Réunion annonce dans un communiqué qu'elle "se mobilisera aux côtés du collectif "Nou ve nout tram" durant le mois de mai afin que le projet Tram-train se fasse. Il est aujourd'hui de la responsabilité du président de la Région de dire oui au tram-train pour ne pas qu'une génération entière ne soit sacrifiée face à la crise" indique Gilles Leperlier, porte-parole de l'Alliance des jeunes.

   

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