À la suite des élections régionales :

Le NPAR veut une "nouvelle gauche"


Publié / Actualisé
"Les Réunionnais ne font plus confiance au PS et au PCR", lance Philippe Azema, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste réunionnais (NPAR). Pour lui, "l'attitude de l'Alliance" a "provoqué son propre échec" lors des élections régionales, provoquant cette "crise de confiance". Le membre du NPAR appelle désormais à "la construction d'une nouvelle gauche".
"Les Réunionnais ne font plus confiance au PS et au PCR", lance Philippe Azema, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste réunionnais (NPAR). Pour lui, "l'attitude de l'Alliance" a "provoqué son propre échec" lors des élections régionales, provoquant cette "crise de confiance". Le membre du NPAR appelle désormais à "la construction d'une nouvelle gauche".
Pour Philippe Azema, cette nouvelle gauche ne pas être "un simple regroupement des partis de gauche". "Nous voulons des vrais militants qui poursuivent des objectifs précis dans un courant réellement ancré à gauche", explique t-il. Il évoque notamment le Parti de Gauche "avec lequel nous avons déjà noué des contacts". Objectif avoué de Philippe Azema, "parvenir à un ancrage politique sur l'île pour dépasser la barre des 5% lors des prochaines échéances électorales".

Le porte-parole exclu toute alliance avec le PCR et le PS. Il fustige l'intégration d'André Thien-Ah-Koon dans la liste de l'Alliance lors des élections régionales. "Cela reflète la politique incompréhensible menée par Paul Vergès ces dernières années", dénonce t-il. Pas question non plus d'ouvrir la porte aux Verts et à Europe Ecologie. "Vincent Defaud est peu crédible. Rahiba Dubois et Jean-Pierre Marchau se font quant à eux trop d'illusions", dénonce t-il.

Il se dit néanmoins "ouvert" à des discussions sur certains dossiers, notamment celui des retraites. "Il s'agit d'une contre-réforme qui gomme les acquis de la Libération", dit-il, en référence au projet de réforme. "L'espérance de vie en bonne santé est de 64 ans pour une femme et de 62 ans pour les hommes. Reculer le départ à la retraite à 63 ans n'est pas la solution", souligne t-il.

   

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