Injures racistes au tribunal correctionnel :

Patrick Karam demande la révocation de l'enseignant


Publié / Actualisé
Le délégué interministériel à l'égalité des chances a au ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, une "sanction disciplinaire" à l'encontre de Serge Copy, un enseignant qui avait tenus des propos racistes le 8 juin dernier. L'homme était alors jugé en correctionnelle à Saint-Denis pour avoir eu un geste déplacé sur une jeune fille en pleine rue. Il était ivre au moment des faits. Interpellé il a lâché face aux gendarmes "et alors, je suis blanc. Ici c'est des nègres et toutes des putes". L'invective raciste a été lue par le président du tribunal lors de l'audience et confirmée par le prévenu. Elle n'a pas soulevé l'indignation du procureur. En réponse à cette demande, Luc Chatel lui a assuré que l'académie de La Réunion allait engager "une procédure disciplinaire qui pourra au vu des faits, prononcer la révocation définitive" de Serge Copy, précise M. Karam dans un communiqué repris par l'AFP.
Le délégué interministériel à l'égalité des chances a au ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, une "sanction disciplinaire" à l'encontre de Serge Copy, un enseignant qui avait tenus des propos racistes le 8 juin dernier. L'homme était alors jugé en correctionnelle à Saint-Denis pour avoir eu un geste déplacé sur une jeune fille en pleine rue. Il était ivre au moment des faits. Interpellé il a lâché face aux gendarmes "et alors, je suis blanc. Ici c'est des nègres et toutes des putes". L'invective raciste a été lue par le président du tribunal lors de l'audience et confirmée par le prévenu. Elle n'a pas soulevé l'indignation du procureur. En réponse à cette demande, Luc Chatel lui a assuré que l'académie de La Réunion allait engager "une procédure disciplinaire qui pourra au vu des faits, prononcer la révocation définitive" de Serge Copy, précise M. Karam dans un communiqué repris par l'AFP.

Pour Patrick Karam, toujours cité par l'AFP, "il est intolérable que des personnes qui tiennent un tel discours puissent exercer dans la fonction publique, plus particulièrement en outre-mer où la population est fortement métissée".

"Cette affaire a provoqué à raison de vives protestations au sein de la population locale, et ce, d'autant plus que les éléments à charge contre le professeur sont saisissants", justifie Patrick Karam. C'est notamment le cas du collectif "non au racisme, respekt anou", crée le 21 juin dernier suite à ces propos racistes. Les membres du collectif demandaient notamment une "sanction" contre l'enseignant. Leur revendication semble entendue.
 

   

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