Bulletin épidémiologique :

Chik : 103 cas confirmés et 33 cas probables


Publié / Actualisé
Selon le dernier bulletin épidémiologique de l'Agence Régionale de Santé (ARS), on recense 103 cas confirmés et 33 cas probables de chikungunya à La Réunion. Soit 3 nouveaux cas confirmés et 1 nouveau cas probable par rapport au 9 juillet. Ce dernier point confirme bien que l'hiver a fortement diminué l'impact du moustique tigré. Les services de l'ARS restent tout de même "vigilants" quant à l'évolution de la situation.
Selon le dernier bulletin épidémiologique de l'Agence Régionale de Santé (ARS), on recense 103 cas confirmés et 33 cas probables de chikungunya à La Réunion. Soit 3 nouveaux cas confirmés et 1 nouveau cas probable par rapport au 9 juillet. Ce dernier point confirme bien que l'hiver a fortement diminué l'impact du moustique tigré. Les services de l'ARS restent tout de même "vigilants" quant à l'évolution de la situation.
Par ailleurs, les premières analyses des souches indiquent une très forte homogénéité entre la souche identifiée en août 2009 à Saint-Gilles-les-Bains et celle isolée à Plateau-Caillou en mars 2010 et également celle circulant à Madagascar depuis 2006. Il semblerait donc que le virus du chikungunya ait été réintroduit à la Réunion depuis Madagascar. "L'hypothèse la plus probable est l'installation d'un cycle de transmission autochtone impliquant une ou plusieurs personnes revenues virémiques de Madagascar", indique l'ARS dans son communiqué.

La survenue de cas autochtones se poursuivant dans le temps, confirme une transmission virale locale et persistante du virus sur l'île. Actuellement l'hiver austral et l'arrivée de conditions climatiques moins propices à l'activité vectorielle, contribue à limiter (mais sans forcément interrompre) la circulation. D'où la nécessité de continuer à adopter les "bon gestes" pour limiter la propagation du virus.

Rappelons que le chikungunya est une maladie transmise par les moustiques. Elle se manifeste par l'apparition brutale de fièvre éventuellement associée à des maux de tête, douleurs musculaires et articulaires, nausées ou fatigue. 





En cas de fièvre, il est indispensable de consulter rapidement un médecin afin de permettre aux équipes de la LAV (lutte anti vectorielle), de procéder à des actions de démoustication autour des cas signalés et aux communes concernées, de renforcer les actions de nettoyage et de traitement des déchets.



L'ARS conseille aussi aux voyageurs qui se rendent dans des zones tropicales de "prévenir le risque d'infection" en se protégeant contre les piqûres de moustiques durant leur voyage et après leur retour à La Réunion.

   

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