Campagne sucrière :

Planteurs et usiniers campent sur leurs positions


Publié / Actualisé
Troisième jour de blocage des usines du Gol et de Bois-Rouge ce vendredi 23 juillet 2010 et la situation ne semble pas se débloquer. En effet, planteurs et usiniers campent sur leurs positions. Les grévistes protestent contre la présence d'un observateur de l'usine lors du prélèvement servant à analyser la richesse de la canne. Demande que refusent les usiniers qui proposent la mise en place d'une "charte de bonne conduite" pour éviter des abus de la part de ces observateurs. Une nouvelle rencontre est prévue dans l'après-midi.
Troisième jour de blocage des usines du Gol et de Bois-Rouge ce vendredi 23 juillet 2010 et la situation ne semble pas se débloquer. En effet, planteurs et usiniers campent sur leurs positions. Les grévistes protestent contre la présence d'un observateur de l'usine lors du prélèvement servant à analyser la richesse de la canne. Demande que refusent les usiniers qui proposent la mise en place d'une "charte de bonne conduite" pour éviter des abus de la part de ces observateurs. Une nouvelle rencontre est prévue dans l'après-midi.
"Nous ne voulons pas de la présence de l'observateur des usiniers", lance Patrice Pounoussamy, vice-président de la CGPER. En effet, selon l'agriculteur, "cet observateur tente d'influencer l'agent chargé de sonder la canne pour que le prélèvement soit fait en faveur des usiniers".

"Il n'y a aucune pression de la part de l'observateur", souligne Florent Thibault, délégué général du syndicat des fabricants du sucre de La Réunion. "C'est normal que l'industriel voit la marchandise qu'il achète. D'où la présence de l'observateur", poursuit-il.

Il reconnaît tout de même "qu'il y a pu y avoir des excès d'observateurs débutants". "Mais ça reste marginal", ajoute t-il. C'est afin de s'assurer qu'il n'y ait "aucune dérive" que la mise en place d'une "charte de bonne conduite" a été proposée par les usiniers lors de la réunion du CTICS (comité technique interprofessionnel de la canne et du sucre) du 21 juillet dernier. "Cette charte concerne à la fois les planteurs et les observateurs", précise Florent Thibault.

Une proposition déclinée par les planteurs qui veulent purement et simplement la suppression de cet observateur. Ce que refusent les usiniers. La situation est donc loin de se débloquer. Les usines du Gol et de Bois-Rouge sont toujours paralysées, empêchant la livraison de la canne. Selon Jean-Yves Minatchy, président de la chambre d'agriculture, ce sont près de 17 000 tonnes de cannes qui ne sont pas livrées chaque jour.

Mounice Najafaly pour
   

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