Elevage à La Réunion :

Des mesures spécifiques pour la filière bovine


Publié / Actualisé
Le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire a annoncé qu'il allait faire des propositions d'aides pour les éleveurs le 14 septembre prochain au salon de l'élevage à Rennes. La chambre de l'agriculture de la Réunion et la CGPER " saluent cette initiative ", mais demandent que des mesures spécifiques s'appliquent pour les éleveurs bovins de La Réunion. Ces derniers se sont réunis ce lundi 6 septembre 2010, pour présenter les propositions qu'ils feront au ministre de l'agriculture lors du salon de l'élevage à Rennes.
Le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire a annoncé qu'il allait faire des propositions d'aides pour les éleveurs le 14 septembre prochain au salon de l'élevage à Rennes. La chambre de l'agriculture de la Réunion et la CGPER " saluent cette initiative ", mais demandent que des mesures spécifiques s'appliquent pour les éleveurs bovins de La Réunion. Ces derniers se sont réunis ce lundi 6 septembre 2010, pour présenter les propositions qu'ils feront au ministre de l'agriculture lors du salon de l'élevage à Rennes.
Parmi les propositions, la chambre d'agriculture et la CGPER demandent en premier lieu que les aides qui seront appliquées en métropole le soient également à la Réunion, " car nous sommes confrontés aux mêmes contraintes que nos collègues sur le continent, et nous en avons d'autres ", souligne Jean-Yves Minatchy, président de la chambre d'agriculture.

Les contraintes administratives notamment semblent poser problèmes. " A la Réunion, explique le président, il faut vingt-quatre mois à un jeune agriculteur pour s'installer alors qu'en métropole il lui en faut quatre maximum ". C'est pourquoi ce dernier propose de créer " un dossier unique et simplifié ", afin que l'éleveur puisse s'installer dans un délai de huit mois.

Autres propositions qui visent cette fois à faire face à la concurrence de l'Océan Indien, précise Jean-Yves Minatchy : " exonérer les éleveurs de charges sociales pendant 5 ans, supprimer le coefficient stabilisateur en maintenant la prime animal même si le cheptel augmente. Et enfin une aide de 1200 euros pour l'achat de génisses ".

Les tarifs des produits vétérinaires sont aussi remis en cause, c'est pourquoi la chambre d'agriculture propose de supprimer la TVA à 8,5% et l'octroi de mer. Et enfin cette dernière demande une remise aux normes des bâtiments d'élevage souvent abîmés par les intempéries.

À noter que ces futures aides visent à soutenir les filières bovines, notamment en termes d'organisation, de mise aux normes des bâtiments et pour la défense de la consommation des produits bovins en France.

   

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