Protection civile :

Se former aux gestes qui sauvent


Publié / Actualisé
Avec des gestes simples on peut parfois sauver des vies. C'est le message qu'ont tenté de faire passer ce mercredi 20 octobre 2010 sept secouristes bénévoles de l'Association Départementale de la Protection Civile. En démonstration toute la journée sur la plage de l'Ermitage, ces secouristes ont expliqué les gestes de premiers secours en cas d'étouffement, de malaise. Ils ont également montré comment effectuer un massage cardiaque et comment utiliser un défibrillateur. Cette action n'avait pas pour objectif de former mais bien de sensibiliser les Réunionnais et d'amener le secourisme vers les familles. La période des vacances scolaires était bien choisi puisque les plagistes ont vite été convaincus par l'idée de cette démonstration.
Avec des gestes simples on peut parfois sauver des vies. C'est le message qu'ont tenté de faire passer ce mercredi 20 octobre 2010 sept secouristes bénévoles de l'Association Départementale de la Protection Civile. En démonstration toute la journée sur la plage de l'Ermitage, ces secouristes ont expliqué les gestes de premiers secours en cas d'étouffement, de malaise. Ils ont également montré comment effectuer un massage cardiaque et comment utiliser un défibrillateur. Cette action n'avait pas pour objectif de former mais bien de sensibiliser les Réunionnais et d'amener le secourisme vers les familles. La période des vacances scolaires était bien choisi puisque les plagistes ont vite été convaincus par l'idée de cette démonstration.
Car c'est bien une équipe mobile qui a arpenté la plage de l'Ermitage se posant ici et là une petite heure pour sensibiliser aux gestes qui sauvent. "Ce matin nous étions près du poste de secours, maintenant on va se déplacer pour pouvoir toucher d'autres familles", explique Myrtille Thiailler, secouriste bénévole. Et pour se faire, après avoir repéré un lieu pour se poser, les 7 secouristes partent munis de leurs prospectus et vont auprès des personnes pour les informer d'une démonstration. Dans les minutes qui suivent le message est passé et on peut voir arriver de nombreux intéressés de toutes générations.

Les secouristes commencent alors leur démonstration par des situations courantes, comme l'étouffement et le malaise. Et les questions arrivent. "Mais si ce qui est coincé n'arrive pas à sortir, comment on fait ?", questionne une femme. "Avec ces deux techniques que sont les 5 claques dans le dos ou alors la compression, il n'y a pas de raison que l'objet ne soit pas expulsé. D'ailleurs bien souvent la première technique suffit", explique le moniteur, Claude Lepinay. Ce dernier se veut encore plus rassurant et ajoute : "de toute façon, si vous n'êtes pas formée ou si vous êtes paniquée, vous composez le 15 et un médecin vous guidera dans les gestes à effectuer".

Les familles présentes ont très largement apprécié cette action. La plupart aimerait bien que le secourisme vienne à eux plus souvent. "C'est venu à nous je trouve ça merveilleux. Autrement, c'est loin de nous et on n'y pense pas. Mais ça m'a vraiment donné envie de me former", confie Alfredine. Pour d'autres qui sont déjà formés comme Judith et Jacques "ça permet de se rafraîchir la mémoire. On oublie puisqu'on le fait pas souvent. Puis quand on a des enfants ça sert aussi".

"Aujourd'hui être citoyen responsable, c'est être formé au premier secours et être des parents responsables aussi", précise Myrtille Thiailler. "Il faut savoir que maintenant, si votre enfant se noie dans une piscine et que vous êtes là, vous êtes passible de poursuite, alors qu'avant ce n'était pas le cas", ajoute la secouriste. La formation de prévention et secours civique de niveau 1 PSC1 a remplacé depuis juillet 2007, l'AFPS (attestation de formation au premier secours). Le contenu de la formation a été revu et dorénavant son obtention est à vie. A noter que les titulaires de l'AFPS sont considérés comme titulaires, par équivalence, de la formation au PCS1.

Pour rappel, plus de 40 000 personnes meurent chaque année en France d'un arrêt cardiaque. Le taux de survie est actuellement de 2 à 3%. Une intervention rapide grâce au défibrillateur permettrait pourtant de sauver chaque année plusieurs milliers de vies.

On compte également en France, 100 noyades en piscine privée en 2009, 87 accidentés du canyonisme en 2007, 20 000 décès, 4,5 millions de blessés et 11 millions d'accidents de la vie courante chaque année. Une formation au PSC1 (Prévention et secours civiques de niveau 1) de 10 à 12 heures peut permettre d'apprendre des gestes simples et efficaces qui sauvent des vies.

Julie Fioretti pour
   

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