Accords du COSPAR :

"Toujours inexistants dans les communes"


Publié / Actualisé
Dans un courrier des lecteurs que nous publions dans son intégralité, la FSU (Fédérations syndicale unitaire) tient à signaler que les accords COSPAR prévoyant une hausse de 50 euros des plus bas salaires, obtenus suite au mouvement social de 2009 ne sont toujours pas appliqués dans les municipalités, hormis à Saint-Benoît. Elle regrette également que les discours de certains ne se soient pas traduits en acte. Et la FSU dénonce une fois de plus la politique des emplois précaires dans le service public.
Dans un courrier des lecteurs que nous publions dans son intégralité, la FSU (Fédérations syndicale unitaire) tient à signaler que les accords COSPAR prévoyant une hausse de 50 euros des plus bas salaires, obtenus suite au mouvement social de 2009 ne sont toujours pas appliqués dans les municipalités, hormis à Saint-Benoît. Elle regrette également que les discours de certains ne se soient pas traduits en acte. Et la FSU dénonce une fois de plus la politique des emplois précaires dans le service public.
Après un mouvement social d'une ampleur sans précédent à la Réunion, le COSPAR obtenait un protocole d'augmentation salariale de 150 euros pour les bas salaires avec 50 euros à la charge des employeurs. A l'exception de la mairie de Saint Benoit, aucune municipalité, y compris celles dont les partis étaient membres du COSPAR, n'a fait cet effort de 50 euros pour ses personnels aux revenus les plus modestes.

La FSU regrette que les discours de certains ne se soient pas traduits en acte et demandera des comptes afin que les personnels et plus généralement la population ne soient plus les éternels dindons de la farce des promesses non tenues.

Aujourd'hui dans nos communes des fonctionnaires territoriaux avec plus de 20 ans de services ne touchent que 1050 euros de salaire ; c'est notamment le cas à la mairie de Sainte Rose où, alors que le coût de la vie ne cesse d'augmenter, les salaires eux stagnent et le pouvoir d'achat des salariés les plus modestes continue de baisser. Et la réforme des retraites largement refusée par la population aggravera encore davantage les difficultés de nos collègues à accéder à un revenu décent une fois en retraite.

La FSU entend demander un état des lieux dans chaque commune sur la politique de l'emploi qui y est menée : politique salariale mais aussi plan de titularisation et plan de recrutement des lauréats des concours territoriaux. Cet état de lieux sera rendu public et chacun pourra alors juger.

Il est en effet inacceptable qu'un service public perpétue une politique d'emplois précaires, de misère sociale tout autant que d'opacité permanente qui préside, dans beaucoup de collectivités, à l'accès des personnels à la titularisation.

Si le dialogue continue à rester vain dans certaines communes, personne ne devra s'étonner que les actions revendicatives prennent le pas. La FSU et le Sud-Clias prendront leurs responsabilités pour dénoncer l'inacceptable : beaucoup trop de communes en effet continuent à maintenir leur personnel dans un climat de peur permanente, de pressions, de menaces et d'humiliations y compris à l'égard des représentants syndicaux. Les communes, comme tous les services publics, comme toutes les entreprises fonctionnent grâce au travail quotidien de leurs salariés ; il est légitime que ceux-ci puissent accéder à l'ensemble de leurs droits : une vraie formation, un plan de titularisation et des revenus décents.

Christian Picard
   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !