Suite à l'attribution de fréquences par le CSA :

Les radios "libres et indépendantes" montent au créneau


Publié / Actualisé
Un "syndicat des radios libres et indépendantes de La Réunion" a été fondé ce lundi 7 février 2011 suite à la publication, le 11 janvier dernier, des fréquences attribuées par le CSA aux radios réunionnaises. Des choix qui mécontentent les 14 radios réunies dans ce syndicat, à savoir First Réunion, Classic FM, Plus FM, Le Réunionnais, Oasis, Sud Plus, Vie, Kontak FM, Digital FM, Sky Reunion, Chic FM, Zinfosradio et radio Arc En Ciel. Elles estiment que ces attributions ont été "mal faites", parlant de doublons de certaines fréquences et "d'incohérence". Afin de tenter de "préserver les radios libres et indépendantes", les membres du syndicat souhaitent rencontrer "le plus rapidement possible" des représentants du CSA et du fonds de soutien pour l'expression radiophonique.
Un "syndicat des radios libres et indépendantes de La Réunion" a été fondé ce lundi 7 février 2011 suite à la publication, le 11 janvier dernier, des fréquences attribuées par le CSA aux radios réunionnaises. Des choix qui mécontentent les 14 radios réunies dans ce syndicat, à savoir First Réunion, Classic FM, Plus FM, Le Réunionnais, Oasis, Sud Plus, Vie, Kontak FM, Digital FM, Sky Reunion, Chic FM, Zinfosradio et radio Arc En Ciel. Elles estiment que ces attributions ont été "mal faites", parlant de doublons de certaines fréquences et "d'incohérence". Afin de tenter de "préserver les radios libres et indépendantes", les membres du syndicat souhaitent rencontrer "le plus rapidement possible" des représentants du CSA et du fonds de soutien pour l'expression radiophonique.
Pour Bernard Grondin, porte-parole du syndicat, le constat est simple : "la présélection pour l'attribution des fréquences a été mal faite", profitant aux grandes radios au détriment des "radios libres et indépendantes" (commerciales ou associatives). Il base son constat sur plusieurs éléments. Selon lui, certaines radios ont obtenu des fréquences dans certaines zones alors qu'elles en avaient déjà. C'est ce que Bernard Grondin appelle des "doublons".

Il note aussi des "incohérences techniques sur le plan de fréquence". "Il y a des fréquences toujours disponibles et qui n'ont pas été attribuées alors que des demandes ont été faites sur ces fréquences", précise Bernard Grondin. C'est notamment le cas à Saint-Joseph et à Saint-Philippe. Autre incohérence, "une radio qui émet à Saint-Denis a obtenu une fréquence à Saint-Joseph mais pas à Saint-Denis", souligne t-il. Il parle aussi du cas de K.O.I, qui a obtenu des fréquences sur toute l'île alors qu'il n'émet plus que sur la fréquence du Port. "On ne comprend plus rien", s'emporte Bernard Grondin.

Bernard Grondin constate par ailleurs que la décision du CSA "favorise les grands réseaux" comme le groupe Chane-Ki-Chune (Freedom, NRJ, Radio Festival et bientôt Freedom 2) ou Antenne Réunion qui lancera bientôt Antenne Réunion radio. "Nous ne sommes pas contre l'arrivée de nouvelles radios mais nous sommes pour le développement des radios qui existent depuis 20 à 25 ans et qui n'ont jamais obtenu de nouvelles fréquences", explique t-il.

Face à cette situation, les 14 radios "libres et indépendantes" ont décidé "d'aller se battre" et de demander une réattribution des fréquences. Un courrier en ce sens sera adressé au CSA dans les jours qui viennent. Le but étant de rencontrer des représentants du Conseil Supérieur "dans le courant de la semaine prochaines".

Ces radios souhaitent aussi rallier à leur combat "un maximum de radios de l'île". "Nous irons à la rencontre de toutes les radios de l'île et nous leur exposerons nos réclamations. C'est unis que nous obtiendrons gain de cause", affirme le porte-parole du syndicat. Il rappelle néanmoins que "la situation ordonne l'urgence". "Si des radios signent la convention d'attribution pour ses fréquences, celles ci ne pourront plus être réattribuées", signale t-il. Si le syndicat n'obtient pas satisfaction, il se dit prêt à ne pas participer à la "nuit bleue", nuit durant laquelle les fréquences sont réattribuées. "Si nous ne participons pas, tout le processus sera bloqué", indique le représentant des radios "libres et indépendantes".

Par ailleurs, ce syndicat souhaite porter un autre combat, à savoir la "préservation des radios associatives". Selon Bernard Grondin, "le CSA n'a pas respecté le calendrier d'attribution des fréquences" qui aurait du intervenir en septembre 2010 (au lieu de janvier 2011). Ce qui met en difficulté les radios associatives. En effet, ces dernières ont jusqu'au 15 avril prochain pour demander une aide au "Fonds de soutien pour l'expression radiophonique".

Néanmoins, les attributions de fréquences n'étant pas encore définitives, les dossiers ne peuvent être envoyés "et le délai est très court", précisent les membres du syndicat. "Certaines radios risquent de mourir si elles n'obtiennent pas ces aides", explique Bernard Grondin. Face à ce risque, le syndicat a décidé de solliciter le conseil régional, qui a la responsabilité de l'audiovisuel. "Nous voulons que la Région se substitue au fonds de soutien en 2011 en débloquant une subvention aux radios associatives", détaille t-il. Cette revendication sera présentée lors d'une rencontre prévue au conseil régional ce mardi 8 février.

   

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