Contrats aidés :

L'Alliance dénonce le " clientélisme " de la Région


Publié / Actualisé
Le système d'attribution des emplois aidés attribués par le Conseil régional provoque l'ire de l'ancienne majorité. Documents à l'appui, des élus de l'Alliance ont dénoncé ce mardi 15 février 2011 une "gestion opaque" et un " clientélisme" avant les élections cantonales des 20 et 27 mars prochains.
Le système d'attribution des emplois aidés attribués par le Conseil régional provoque l'ire de l'ancienne majorité. Documents à l'appui, des élus de l'Alliance ont dénoncé ce mardi 15 février 2011 une "gestion opaque" et un " clientélisme" avant les élections cantonales des 20 et 27 mars prochains.
De 900 sous l'ancienne mandature, le nombre de contrats aidés est passé à environ 2500 fin 2010, avec un objectif de 10 000 à l'échéance 2014. A l'approche des élections cantonales, cette inflation est jugée "clientéliste" par les élus de l'opposition du Conseil régional qui dénoncent aussi les conditions d'attribution de ces contrats.
"Le nombre d'emplois par chantier est doublé. Ils sont concentrés dans les cantons renouvelables", affirme Michel Lagourgue.

Disparition du comité technique pour la sélection des projets, chantiers anciens non renouvelés, multiplication de nouveaux projets.... "Nous assistons à une génération spontanée d'associations crées en 2010", s'étonne Catherine Gaud. Et de citer, celle de Nadia Ramassamy dont la vocation à rendre visite aux malades des hôpitaux n'a pas reçu l'autorisation du CHR tandis que les fonds lui ont été attribués. Au Tévelave, c'est l'association d'entretien de l'aire de pique-nique qui n'a pas vu ses financements reconduits tandis que cette même aire de pique-nique illustre le journal d'informations de la Région sur le thème des emplois aidés.... Une gestion "deux poids, deux mesures" qui aboutit à la mise en suspend d'au moins 200 emplois sur l'île.

Si l'Alliance ne critique pas le système des emplois aidés qu'elle juge "nécessaire", elle craint le "discrédit" porté sur le dispositif. Cette gestion est "de toutes évidence électoraliste, mais ce sera la population qui en paiera les conséquences", estime pour sa part Béatrice Leperlier. Concernant le désengagement de l'Etat du financement de ces contrats : "nous tirions la sonnette d'alarme avant 2010", précise Maya Cesari. Elle qualifie d' "irresponsable" la gestion du Conseil régional qui a dû débloquer 6,5 millions d'euros le mois dernier sur le budget 2011. Selon elle, l'institution "ne se bat pas pour la Réunion".

"Il y a à la Réunion une tradition de fraude électorale. Le Conseil régional entache la réputation de notre île", conclut Catherine Gaud. Deux élections avaient été annulées en 1995 à Saint-Paul et en 2005 à Saint-Louis, pour des questions de financements de contrats aidés.

Marine Veith pour
   

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