Santé - Quartier de l'Oasis :

Au moins 65 cas de saturnisme au Port


Publié / Actualisé
Les cas de saturnisme se multiplient dans le quartier de l'Oasis au Port. Le nombre d'enfants touchés par cette maladie du plomb est passé de 11 en janvier dernier à 65 en ce début du mois de mars. Pourquoi une telle inflation ? La Ville du Port ainsi que les autorités sanitaires ont lancé une vaste campagne de dépistage auprès de la population vivant dans la zone. Selon le Journal de l'Ile, "107 enfants ont donc subi le test avec des résultats parfois très graves. L'un d'eux présentait ainsi un taux de 380 microgrammes de plomb par litre de sang". L'ARS prévoit que ce chiffre va continuer à croître, au fur et à mesure que les résultats des tests vont tomber.
Les cas de saturnisme se multiplient dans le quartier de l'Oasis au Port. Le nombre d'enfants touchés par cette maladie du plomb est passé de 11 en janvier dernier à 65 en ce début du mois de mars. Pourquoi une telle inflation ? La Ville du Port ainsi que les autorités sanitaires ont lancé une vaste campagne de dépistage auprès de la population vivant dans la zone. Selon le Journal de l'Ile, "107 enfants ont donc subi le test avec des résultats parfois très graves. L'un d'eux présentait ainsi un taux de 380 microgrammes de plomb par litre de sang". L'ARS prévoit que ce chiffre va continuer à croître, au fur et à mesure que les résultats des tests vont tomber.
Depuis l'annonce des 11 cas, plusieurs mesures ont été prises par la municipalité portoise, en partenariat avec la préfecture et l'agence régionale de santé. Des familles ont été relogées. L'accès au site par les poids lourds a été interdit. Le site a été nettoyé. Les points de concentration en plomb ont été recouverts de béton. Des panneaux d'interdiction de dépôts sauvages et de containers ont été posés. 
Des agents de la mairie sont même partis à la rencontre de la population du "triangle de l'Oasis" pour les "informer des risques de cette maladie". "Il faut savoir que le saturnisme est dangereux pour les enfants et les femmes enceintes qui peuvent contaminer le f?tus", précise le docteur Philippe Renault. 



Les autorités veulent aussi inciter les habitants de ce quartier à "quitter la zone". "C'est le seul moyen d'éviter tout risque de contracter la maladie", insistait Jean-Yves Langenier lors d'une conférence de presse donnée le 4 janvier dernier. Mais les services de la mairie ne semblent pas avoir trouvé de solution pour l'heure. "Depuis de nombreuses années, la ville du Port peine à éradiquer ce bidonville, faute de solutions de relogement. Un comité de pilotage réunissant l'Etat et les collectivités a bien été constitué mais il ne semble pas plus en mesure de procéder aux expulsions nécessaires pour le moment", peut-on lire dans le Journal de l'Ile.

   

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