Éducation - Protestation contre les fermetures de classes à Saint-Denis :

Des élus recouvrent le panneau d'une école d'un drap noir


Publié / Actualisé
A l'appel d'Ericka Bareigts, deuxième adjointe déléguée au Projet éducatif global (PEG) et d'autres élus, une petite poignée de personnes se sont retrouvées ce lundi 11 avril 2011, sur le coup de 16 heures, devant l'école Herbinière Lebert du Chaudron. Le panneau de l'école élémentaire a été recouvert d'un drap de couleur noire, symbole de deuil. Façon pour les élus de protester contre la fermeture programmée de onze classes à Saint-Denis dès la rentrée prochaine.
A l'appel d'Ericka Bareigts, deuxième adjointe déléguée au Projet éducatif global (PEG) et d'autres élus, une petite poignée de personnes se sont retrouvées ce lundi 11 avril 2011, sur le coup de 16 heures, devant l'école Herbinière Lebert du Chaudron. Le panneau de l'école élémentaire a été recouvert d'un drap de couleur noire, symbole de deuil. Façon pour les élus de protester contre la fermeture programmée de onze classes à Saint-Denis dès la rentrée prochaine.
Ericka Bareigts, Monique Orphée, Virgile Kichenin, élus de la Ville de Saint-Denis étaient présents devant l'établissement scolaire du Chaudron, ce lundi 11 avril 2011. Farouchement opposés à la suppression de onze postes à la rentrée prochaine dans le chef-lieu, ils sont venus manifester leur mécontentement. "Ce n'est pas ici qu'il faut faire des économies. Notre Académie est l'avant-dernière de France!", a lancé Ericka Bareigts, rappelant au passage ce chiffre : 120.000, nombre d'illettrés que compte La Réunion.

Sont concernées par ces fermetures de classes des écoles situées dans les secteurs du Chaudron (dont une classe élémentaire à Herbinière Lebert), des Camélias, de Sainte-Clotilde, du Centre-ville, de la Montagne et de Montgaillard. Des fermetures qui, selon l'élue, n'augurent rien de bon pour La Réunion et sont en complète opposition avec l'ambition de faire de l'Académie de La Réunion une des dix premières de France. "Sans moyens, pas d'éducation; pas éducation, pas de démocratie et pas de réussite de la société réunionnaise", a affirmé l'adjointe au maire. Ericka Bareigts a entre autres demandé que des moyens conséquents soient mis au service de l'éducation à La Réunion "pour que nos enfants soient parmi les meilleurs de France".

Même si le rendez-vous de ce lundi 11 avril 2011 n'a pas réuni grand monde, les élus attendent beaucoup de la seconde étape de cette protestation. Ils appellent, en effet, les parents d'élèves, les personnels éducatifs et tous ceux qui se sentent concernés à les rejoindre devant les grilles du Rectorat ce mercredi 13 avril 2011 à 9 heures. Leur objectif : obtenir un entretien avec le Recteur de l'Académie de La Réunion, Mostafa Fourar, qui, jusque-là, a fustigé Mme Bareigts, "ne nous répond pas sur le fond". Appel d'ores et déjà entendu par cette maman présente à la sortie des classes : "Il faut se battre pour nos enfants et pour nous aussi".


   

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