Les agriculteurs face à la sécheresse dans le Sud :

La FDSEA demande le dégrèvement sur les factures d'eau


Publié / Actualisé
La FDSEA organisait ce mardi 3 mai 2011 une conférence de presse sur "l'explosion du montant des factures d'eau" des agriculteurs du fait de la sécheresse qui touche le Sud. Certaines factures s'élèvent à près de 10 000 euros pour un an et demi de consommation. Face à cette situation, le syndicat des agriculteurs demande à la SAPHIR, en charge de distribuer l'eau sur la zone, un dégrèvement sur ces factures. Un courrier en ce sens sera adressé au conseil général, principal actionnaire la SAPHIR, ce mercredi 4 mai.
La FDSEA organisait ce mardi 3 mai 2011 une conférence de presse sur "l'explosion du montant des factures d'eau" des agriculteurs du fait de la sécheresse qui touche le Sud. Certaines factures s'élèvent à près de 10 000 euros pour un an et demi de consommation. Face à cette situation, le syndicat des agriculteurs demande à la SAPHIR, en charge de distribuer l'eau sur la zone, un dégrèvement sur ces factures. Un courrier en ce sens sera adressé au conseil général, principal actionnaire la SAPHIR, ce mercredi 4 mai.
"Les conditions climatiques sont très difficiles depuis août 2010", note Frédéric Vienne, président de la FDSEA. Et pour cause, le Sud de l'île est touchée par une "importante période de sécheresse". "Les agriculteurs sont donc obligés d'irriguer davantage leur champ pour ne pas perdre leur récolte", indique le responsable syndical. Conséquence, "les factures d'eau ont explosé cette année", explique Frédéric Vienne.

Alors que le montant d'une facture est estimé "en moyenne" à 500 euros par an pour un hectare de terre, ce montant est passé à 1 000 euros cette année, selon la FDSEA. D'où certaines factures qui atteignent les 10 000 euros, bien trop élevé pour ces agriculteurs à qui "on menace aujourd'hui de couper le robinet".

Si les professionnels ayant un champ hors zone d'irrigation ont pu obtenir des aides de l'Etat suite à la reconnaissance de l'état de calamité agricole, ce n'est pas le cas des agriculteurs en zone irrigué. Ces derniers ne "parviennent plus à régler les factures" et sont "menacés de coupure de l'alimentation en eau".

Selon Frédéric Vienne, plus de 500 agriculteurs du Sud sont concernés par cette situation. "Nous ne pouvons pas laisser la situation perdurer", estime le président de la FDSEA. C'est pour cette raison que le syndicat a décidé d'écrire au conseil général, principal actionnaire de la SAPHIR, pour lui demander un dégrèvement sur les factures. "Cela permettrait aux agriculteurs de mieux rembourser ces factures", indique le syndicaliste.

Par ailleurs, la FDSEA souhaite demander à l'Etat une aide sur la tonne de canne livrée lors de la prochaine campagne sucrière "pour compenser les pertes provoquées par la sécheresse".

Mounice Najafaly pour
   

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