Réforme de la dépendance :

Le Conseil général propose ses solutions


Publié / Actualisé
La réforme de la dépendance des personnes âgées fait l'objet d'un grand débat national. À l'heure où le vieillissement de la population est devenu une préoccupation majeure, le Conseil général de La Réunion propose des solutions alternatives aux mesures envisagées par l'Etat.
La réforme de la dépendance des personnes âgées fait l'objet d'un grand débat national. À l'heure où le vieillissement de la population est devenu une préoccupation majeure, le Conseil général de La Réunion propose des solutions alternatives aux mesures envisagées par l'Etat.
Le Conseil général de La Réunion a donné une conférence de presse ce vendredi 6 mai 2011 sur la réforme de la dépendance. Selon Jean-Claude Fidji, vice-président du Conseil général, "le vieillissement de la population est inéluctable". À La Réunion, il augmente à un rythme quatre fois plus rapide qu'en métropole, et la perte d'autonomie intervient beaucoup plus tôt sur l'île. La dépendance des 50-59 ans à La Réunion équivaut à celle des 70-79 ans dans l'Hexagone, et les pathologies sont plus lourdes.

Parmi les pistes envisagées par le gouvernement français pour réformer la dépendance : le remplacement de l'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie), en partie ou en totalité, par une assurance privée ; la mise en place du recours sur succession sur l'APA ; ou encore l'exclusion du périmètre de l'APA des personnes éligibles au GIR 4 (Groupe Iso-Ressources 4, catégorie dans laquelle sont classées les personnes âgées après évaluation du degré de perte d'autonomie par les équipes médicales).

"Ces mesures aboutiront à l'exclusion des milliers de personnes âgées. Elles n'auront pas accès à une prise en charge qui convient à leur dépendance", explique Jean-Claude Fidji. "La prise en charge de la moitié des personnes âgées dépendantes sera retardée, amenant la dégradation de leur situation, et cela occasionnera des dépenses supplémentaires", ajoute le vice-président du Conseil général.

Pour remédier à cette situation, le Conseil général souhaite proposer des solutions alternatives. Tout d'abord, "faire le choix de la prévention de la dépendance au lieu de la réduction de la prise en charge", souligne Jacqueline Silotia, conseillère générale. "Il faut aussi créer un environnement favorable au maintien à domicile", ajoute-t-elle.

Le Conseil général fait part de toute une plateforme de propositions : sécuriser l'environnement socio-médical, adapter l'habitat, diversifier les modes d'hébergement, renforcer l'accompagnement des aidants, augmenter la contribution de l'Etat au financement de l'APA...La plateforme de propositions sera soumise le vendredi 20 mai 2011 au Conseil constitutionnel.

Samia Omarjee pour
   

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